Venez combattre les yokaïs ravagés par la folie, ou au contraire serez vous avec eux pour dévorer les humains ?
 

Partagez | 
 

 La chaleur de la montagne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: La chaleur de la montagne   Ven 3 Oct - 10:53

Me voilà encore sur la route, toujours sur la route. Je venais de quitter un village où j'étais restée loger deux jours pour me reposer dans un endroit plus douillet que l'herbe fraîche. Cela faisait déjà pas mal de temps que je voyageais, peut être trop, et j'étais encore bien loin de mon but, le Tenjiku, territoire yokaï. Tout de même, j'avais eu de la chance dans ce village, les habitants ne connaissaient pas les métisses, on m'avait juste prise pour une malade au début avant d'envisager une erreur génétique de pigmentation de mes iris.

Maintenant j'étais en chemin à travers des montagnes qui semblaient taillées en aiguilles, tranchantes si on désirait les touchés, déserte d'un côté et d'une végétation presque sec de l'autre où de grands arbres persistaient quand même à s'épanouir et se répandre. Il devait y avoir très peu de voyageur qui empruntait se passage, surtout à pied. J'aurai peut-être dû dérober un cheval ? Oui, à bien réfléchir, je n'avais pas dû prévoir assez d'eau pour le voyage, le soleil tapait fort, trop même.

Je m'étais alors assise loin du sentier, m'adossant à un arbre dont les feuilles n'étaient que des aiguillons comme celui d'un sapin un peu jaunis par l'aridité. Même l'herbe me piquait les jambes à travers ma robe bien trop épaisse pour une telle chaleur. Mais il me semblait que si je la retirai, je fondrai au soleil et qu'elle me serait bien plus lourde à porter dans les bras que sur mon dos. Tant pis, je devrai la supporter jusqu'à ce que j'arrive.

Après une petite sieste à l'ombre, je fus réveillé par les rayons du soleil qui venaient me brûler les yeux. L'ombre avait maintenant tournée, il était temps de reprendre la route, et d'être prudente, les bandits existaient partout, surtout dans ce genre d'endroit isolé où les rares passants devaient sûrement être des marchants avec leurs cargaisons. Une petite gorgée de ma gourde et j'étais parti.


« Qui est là ?! »

Un bruit s'était fait entendre non loin. Un briguant ? Sûrement, je ne voyais pas qui d'autre serait assez fou pour emprunter cette route. Prudente par nature, surtout parce que la vie m'avait apprit à l'être, je fis glisser mon petit poignard de ma manche -assez longue pour cacher ce que je faisais- pour le sentir dans le creux de ma main. Si c'était quelqu'un de mal intentionné je serai prête à l'accueillir, car le bruit n'était pas celui d'un petit lapin qui cherchait à manger.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Thuban ShumeiYôkaï errante
avatar

Date d'inscription : 21/02/2014
Nombre de messages : 311
Double compte : nein

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
20/100  (20/100)
Yôkaï errante

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Ven 3 Oct - 21:05

Shumeï s'était arrêtée dans une ville pendant plusieurs semaines, sans doute pour marquer une petite pause dans son errance sans fin. En effet, après près de deux ans d'errance, elle avait décidé de s'accorder cette pause, un peu de sédentarité parmi d'autres yôkaïs qu'elle avait rencontrés un peu par hasard. Brûlée par le soleil, gelée par les pluies, fouettée par le vent, Shumeï avait enfin trouvé refuge dans cette petite ville. Plus que tout, elle voulait profiter de ce moment de calme relatif pour réfléchir. A quoi bon marcher sans cesse, au hasard, au gré des vents? La yôkaï voulait à nouveau fixer ses buts: d'abord, si ses faibles moyens le permettaient, comprendre la folie répandue, intervenir en cas de problème, et donc s'en prendre plein la tête, et puis trouver un moyen de ressusciter son amie. Pour ce but peut-être insensé, elle serait prête à tout.

Elle vivait dans une cabane, en bordure des habitations, et n'exerçait aucune profession, donnant un coup de main à ceux qui en avaient besoin. Elle n'avait pas retiré son contrôleur de force, par une espèce de superstition, pensant que, si elle le gardait, elle pourrait plus tôt ressusciter son amie. Et que si elle ne parvenait pas à le remettre, elle risquait de quitter le village sans s'en rendre compte, et causer trop de dégâts. Shumeï préférait rester lucide. De toutes façons, avec ou sans, elle n'avait pas besoin de se forcer pour être d'humeur maussade et peu sociable. Depuis quelques jours, bien que rien ne soit foncièrement différent, la yokaï mûrissait le projet de quitter cette ville, où elle commençait à s'ennuyer. Elle sortait de moins en moins de son cabanon, ne mangeant presque rien d'autres que les pommes qui poussaient sur un arbre sauvage, regrettant sa vie d'errance.

Un jour, elle avait grimpé sur une branche et se balançait doucement, laissant ses pensées vagabonder à leur guise, et méditant un peu avant un nouveau saut vers l'inconnu. Une pluie douce tombait du ciel d'un gris d'écume pour glisser entre les feuilles, provoquant une douce musique apaisante. Une brise chassa les nuages, et les rayons orangés de fin de soirée éclairèrent la canopée. Devant ce spectacle sublime, la yôkaï se sentait en paix.
Le départ serait pour le lendemain. Il n'y avait rien à espérer de nouveau dans ce village. Shumeï allait donc voir ailleurs si elle pourrait redonner vie à sa défunte amie. Tous les gens qu'elle rencontrait lui paraissaient de plus en plus vains, yokaï ou humains, dans leur haine réciproque.
Enfin, la yokaï redescendit  de son arbre.

Elle se mit en route, sur un sentier de montagne qui montait en lacet. Le sol rocailleux et l'absence de végétation rendaient l'atmosphère désolée et l'ascension ardue. Les chemins empruntés par la jeune fille devenaient de plus en plus étroits et solitaires. Elle finit par apercevoir des arbres, et, sans raison valable, décida de s'en approcher.
Là, elle entendit une voix l'appeler. Ce n'était pas une voix de voyageur égaré, mais une voix ferme et décidée. Si Shumeï s'en allait sans répondre, pensait-elle, la personne la poursuivrait, et pas avec de bonnes intentions. Elle décida donc de se montrer.

Bonjour.... Je ne suis que de passage, je ne comptais pas vous attaquer.

Elle avait remarqué que la main de la jeune femme était fermée autour de quelque chose. Une arme, sans doute.
Mais elle avait surtout remarqué la couleur chaude et éclatante des pupilles et des cheveux de son interlocutrice. Il s'agirait d'une enfant tabou... Shumeï savait, par expérience, que ni les yôkaï, ni les humains n'aimaient les métis, mais elle-même n'avait aucun a priori. Elle serait polie, et prendrait garde à ses propos.


Dernière édition par Thuban Shumei le Dim 19 Oct - 8:58, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mer 8 Oct - 19:40

Akiko était assise sur un rocher au bord de la rivière. D'habitude, elle aimait rester là, le soir à contempler la nature, le soleil qui se couchait dans un déploiement prodigieux de couleurs, ou les étoiles, la lune, tous ces astres brillants sur un fond d'encre ou bien encore la forêt, sombre en hiver ou resplendissante en été, tour à tour majestueuse ou inquiétante, cette forêt qu'elle connaissait si bien et à écouter la mélodie de l'eau. Mais ce soir-là, elle n'était pas tranquille. Elle voyait sans cesse les villageois passer et repasser bruyamment sur la rive; et ils la gênaient. Si ce n'était la taille, ils ressembleraient tout à fait à des petites fourmis affairées. Ah! Qu'est-ce qu'ils l'agaçaient! Décidément, elle commençait à se lasser de cet endroit. Un petit voyage, pensait-elle, me ferait du bien. Et comme elle ne pouvait plus profiter du paysage, elle rentra chez elle. Le lendemain matin, elle partit dans la forêt, pour se promener autant que pour chasser. Il faisait bon, le soleil brillait entre les feuilles des arbres et Akiko commençait à se demander si elle voulait vraiment partir. Soudainement, elle vit du mouvement dans les fourrés. D'un geste rapide, elle tira une flèche de son carquois,l'encocha  et attendit immobile, prête à tirer. Un craquement retentit. Elle banda son arc. Un animal bondit. Immédiatement, Akiko lâcha sa flèche. Mais avec un grand bruit, la corde de l'arc sauta, le bois se fendit aux extrémités et une partie métallique tomba à terre. Akiko poussa une exclamation! Un si bon arc, se casser aussi facilement! Mais sa grimace se transforma en sourire. Pour le réparer, il faudrait aller à la ville acheter des pièces de rechange. Elle qui avait envie de quitter un peu l'endroit, elle allait maintenant pouvoir le faire.
Voila déjà un jour qu'elle voyageait. Elle était sur un étroit chemin de montagne désert et écrasé de lumière. Le paysage était désolé, uniquement composé de rocaille. Seul un petit bouquet d'arbres rachitiques subsistait. Akiko voulut se rapprocher de leur ombre maigre lorsqu' elle entendit des voix. "des voyageurs! Ici? impossible! Et pourtant je suis sure de n'être pas Jeanne d'Arc!" Et elle cria d'une voix forte:
"Qui va-là?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Son Gokû
avatar

Date d'inscription : 28/07/2014
Nombre de messages : 78

Feuille de personnage
Puissance:
65/100  (65/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mer 29 Oct - 12:59

- Lâche-moi espèce de cafard rouge !
- T'as mangé MA part sale estomac sur patte !!
- Naaan elle était à moi !! C'est toi qui voulait me voler ma nourriture !
- Je vais te montrer qui vole qui !!!
- FERMEZ LA !

Un coup de feu retentit. Sanzo faisait encore la police. Les deux énergumènes ne bougeaient plus et chacun allaient bouder dans son coin tandis que Hakkkai se moquait gentiment d'eux. Les disputes ne changeaient pas, le quotidien des garçons non plus. Faut croire qu'ils n'arriveront jamais à destination à cette allure. Un estomac fit du bruit, ce n'est pas avec de l'étonnement que l'on apprit que c'était celui de Gokû, bien évidemment. Ce garçon est un véritable singe sur patte. Un estomac sans fin. Il peut manger et on ne connaît pas ses limites.

- Sanzo, j'ai faim !
- On devrait arriver à un village dans pas longtemps, patiente un petit peu Gokû.

La route fut longue pour Gokû qui passait son temps à se plaindre. Néanmoins ils virent enfin le village. Et bien sûr, à table du restaurant, nouvelle dispute de Gojyo et Gokû pour savoir qui allait manger le dernier sushi. Le cafard rouge proposa même de se battre, là encore le bonze du intervenir pour son plus grand malheur. Et il finit même par manger le dernier sushi pour faire rager les deux imbéciles. Il ne faisait pas encore nuit alors Gojyo décida de visiter un peu le village avec le singe tandis que les deux autres allaient chercher une auberge.

Le village était petit mais plein de vie. Les enfants jouaient, criaient, s'amusaient. Il y avait un petit marché animé lui aussi. Chacun avait son commerce, on ne pouvait pas trouver deux poissonniers ou deux boulangers. Chacun était unique. Les garçons voulaient se balader et aller plus loin en sortant du village. Ils parlaient de tout et rien. Enfin, surtout de rien. Jusqu'à ce qu'ils entendent du bruit. Les garçons se mirent sur leur garde, prêts à attaquer et riposter au moment venu. Puis ils entendirent une voix féminine. Gokû sortit de l'ombre, puis Gojyo fit de même.

- Désolé, on ne voulait pas te faire peur. On passait juste dans le coin.
- Bien sur, je peux aussi te faire visiter le village, te montrer une auberge.
- Oy ! Arrête toi tout de suite !
- Qu'est-ce que tu vas faire ?!

Et les voilà à nouveau en train de se disputer. Non ils ne changeront jamais. Mais c'est comme ça qu'on les aime, n'est-ce pas ?

Désolé, j'ai eu des soucis avec le net. Et je n'ai pas rp depuis un bout de temps donc j'espère que ça vous conviendra.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Sam 1 Nov - 18:07

Depuis deux ans j'avais pris l'habitude de voyager seule, je n'avais plus vraiment peur, rien de pire que ce que j'avais vécu avant ne pouvait m'arriver. Même la mort serait une chose agréable à côté, peut-être que la torture à la rigueur, et encore, parfois il m'était arrivé que … Non, mieux valait que je n'y pense pas. Ce qui appartient au passé doit resté au passé tant que cela est possible.

Par chance le bruit ne venait pas d'un humain mâle en balade, ou en mauvaise intention. Mon arme ne me sera alors d'aucune utilité. Tant mieux, je n'aimais pas les affrontements. En tout cas cela me surprit de la voir, je ne m'attendais pas à croiser quelqu'un sur cette route.


« Vous aussi vous prenez la route toute seule ? »

Bon, c'était une yokaï -malgré son contrôleur de force, je pouvais le sentir, c'était pratique de partager le même sang- et donc sûrement assez forte pour se débrouiller seule, du moins elle n'était pas folle, donc elle ne risquait pas d'être sauvagement assassiné par les humains. En revanche entant que femme, d'autre chose horrible pourrait lui arriver.

Une autre présence se fit sentir, celle d'un yokaï, encore, mais à la voix c'était une femme. Décidément, deux en même temps ? Voilà qui était étonnant par les temps qui court, surtout que celle-là n'avait pas l'air d'avoir de contrôleur de force, puisque ses oreilles étaient visible. Était-elle folle ? Bon rien à craindre entre monstre ...


« Encore une ? Ici ? Vous êtes ensemble ? »

Cela ne serait pas impossible, pour survivre, mieux ne valait pas être seule, comme les deux sœurs que j'avais un jour rencontrer. Est-ce qu'elles allaient bien ? J'aimerai le savoir mais hélas, c'était impossible, nos chemins s'étaient séparés depuis trop longtemps et nos direction trop différente.

« Que faite-vous ici ? Il y a un village yokaï ou humain pas loin ? »

Depuis le temps que je marchais, je ne serai pas étonné d'apprendre que j'en étais proche, sûrement humain, un village yokaï, généralement ça fait du bruit. Puis je sentis une aura, je m'étais immédiatement caché en entendant deux voix masculines. Une des deux yokaïs avait fait comme moi, sûrement par prudence, deux hommes qui se baladaient sur un sentier en plein cagnard de la montagne et qui déviait pour aller dans la foret … ça n’annonçait pas forcément quelque chose de bon. Nous avaient-ils entendu ? À les entendre les deux garçons avaient l'air étrange, l'un d'eux voulaient même proposer de visiter le village, était-ce un piège ?

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Thuban ShumeiYôkaï errante
avatar

Date d'inscription : 21/02/2014
Nombre de messages : 311
Double compte : nein

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
20/100  (20/100)
Yôkaï errante

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Sam 1 Nov - 22:01

Il y avait une autre personne dans les fourrés. La vie en ville n'avait pas effacé les réflexes que Shumeï avait acquis en vivant dans la nature. La personne n'avait pas répondu à la question de la métis, et ne faisait aucun bruit après avoir répondu par une question semblable. La yôkaï ressentait cette personne comme potentiellement dangereuse, et un peu plus jeune qu'elle, il devait s'agir d'une fille ou d'un enfant garçon. Mais il était étrange que cette personne restât cachée. Pourtant, la jeune femme au cheveux tels une rivière sous la lumière du couchant avait rangé son poignard. Refusant de faire confiance sur un point peut-être vital à une inconnue, Shumeï se dirigea résolument vers les fourrés où elle savait l'inconnue cachée, et, d'un geste sec, la dévoila. Il s'agissait d'une yôkaï aux longs cheveux bleus, portants des habits aux couleurs douces. Ses oreilles de yôkaï se dressaient fièrement, pourtant Shumeï ne lisait aucune agressivité sur ses traits. Après un instant, la yôkaï rousse soupira:

Ton contrôleur est abîmé...

Puis, la belle métis demanda si elle voyageait seule. Un instant, le vouvoiement étonna Shumeï, mais celle-ci conclut assez rapidement que, puisque la yôkaï aux cheveux de schtroumpf était restée discrète, la question s'adressait à elle-même.

Oui, pourquoi... Vous aussi?

Que signifiait cette question? Shumeï réfléchit un instant. Oui, effectivement, pour un yôkaï, il ne faisait pas bon d'être à la fois une femme et à la fois de porter un contrôleur, s'il n'y avait personne pour nous aider en cas de gros pépin. Elle savait qu'elle risquait beaucoup de choses. Pour l'instant, les seules personnes dont elle avait pu souffrir étaient les personnes à qui elle tenait. Les autres qui avaient essayé, que ce soit les humains vengeurs qui pensaient que la vagabonde serait une proie facile, ou les yôkaï qui la considéraient comme une traîtresse, tous avaient péri par la main de Shumeï ou avaient fini impotents à vie.
Puis la métis se tourna vers la dernière arrivée, et demanda si les deux voyageaient ensemble. Après un rapide regard à la schtroumpfette, Shumeï répondit:

Non, je n'ai jamais vu cette fille auparavant.

La yôkaï dévisagea la nouvelle arrivée. Qui était-elle? Que faisait-elle ici? Et qu'est-ce que elle-même faisait ici, et qu'est-ce que la métis faisait ici? Ce lieu était tout sauf une route passante. La vagabonde désira alors leur poser quelques questions, mais elle ne voulait pas être indiscrète. Sûrement, seul le hasard les avait réunies...
Mais la première rencontrée la devança, demandant ce qu'elles faisaient ici. Shumeï soupira et répondit:

Je ne fais que passer, je passe ma vie à arpenter Tôgenkyô. Je viens d'un village yôkaï, en guerre avec un village humain, mais cela fait très longtemps que je marche, je ne peux pas vous dire s'ils sont proches d'ici.

Pourquoi est-ce que cette jeune femme chercherait-elle un village?

Excusez-moi... Vous vous êtes perdues dans ces montagnes?

Au même moment, Shumeï entendit un bruit de voiture qui cessa, puis des voix goguenardes de garçons. Ils venaient vers elles, enfin vers le lieux où elles se trouvaient, et parlaient d'un village. Donc il y avait un village proche d'ici. Cette route était vraiment trop passante aujourd'hui. Qui étaient-ils?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mar 4 Nov - 22:30

Akiko comprit que les deux autres personnes n'étaient pas dangereuses mais pourraient éventuellement l'aider si un danger se présentait. Elles étaient peut-être justes un peu folles ou marginales. C'était déjà bien pour un sentier réputé désertique. Elle voulut s'avancer mais s'arrêta lorsqu'elle se rendit compte que son contrôleur dérangé pourrait les effrayer. Elle les observa un instant. Une métis et une belle rousse avec de longs cheveux aussi oranges que l'agrume. Les yeux et les cheveux de la métis flamboyaient d'un beau rouge. Elle n'avait jamais vu de métis. Et comme elle marchait depuis longtemps et qu'elle avait un peu faim, elle pensa à une tomate. Peut-être la rousse était-elle une Yôkaï mais en ce cas son contrôleur garantissait sa raison. Mais l'agrume s'approcha et écarta les buissons. Elle ne trahit aucune émotion. C'est donc une Yôkaï sinon elle aurait eu peur.
Et l'orange m'adressa la parole. La métis à laquelle elle avait peut prêté attention engagea la conversation. Akiko écouta. Ainsi l'agrume et la tomate voyageaient toutes les deux toutes seules et ne savaient pas s'il y avait un village à proximité. Quelle drôle de paire de fruits!
Akiko allait répondre qu'elle savait parfaitement où elles étaient et si un village était proche lorsqu'elle sentit une présence approcher. C'étaient  deux personnes, deux garçons. D'instinct elle se mit en garde. Puis elle entendit une voix demander si elles voulaient visiter le village. "Tiens"! pensa-t'elle, les deux autres filles ont leur réponse.
Mais qui sont ces deux inconnus? Et quelle drôle de proposition!Akiko réfléchit un instant. Il ne fallait pas rester dans le doute. Elle regarda les deux autres filles qui avaient l'air fortes. En tous cas, elles n'hésitaient pas à voyager seules. A elles trois, elles pourraient très bien se défendre. Il valait mieux clarifier la situation. elle ne risquait rien.Alors elle mit une main sur la manche de son poignard, l'autre sur son contrôleur de force( on ne sait jamais), se redressa légèrement et demanda:
qui êtes-vous?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Dim 14 Déc - 23:55

[Je passe le tour de Gokû vu que ça fait 1 et une semaine passé]

Ainsi donc les deux femmes yokaïs n'étaient pas ensemble. Fallait dire que l'une d'elle avait quand même prit un contrôleur de force qui ne cachait pas ses longues oreilles, donc pour se faire discrète parmi les humains en sa compagnie c'était quelque peu foutue d'avance. De plus si elles étaient ensemble, pourquoi l'une d'elle aurait eut l'idée saugrenue de prendre un contrôleur défectueux quand son amie en prend un qui marche parfaitement bien ? Enfin, dans la vie on ne pouvait jamais être sûr de rien, surtout par les temps qui couraient.

« Tu n'as pas peur d'être la cible des humains en montrant ainsi tes caractéristiques de yokaï ? »

Même les enfants yokaïs se faisaient tué, les humains n'auraient aucune pitié pour une jeune yokaï comme elle, si toute fois elle était jeune, chez les yokaïs les apparences étaient trompeuses. Où elle était d'une puissance effrayante et serait rapidement la cible de la bande de Sanzô, où elle réussissait avec brio à éviter tous les humains de la région. À moins qu'elle ne soit protéger par toute une bande de yokaï. Toutes les hypothèses étaient réalisable, mais quelle était la réponse ? Si la bleue était en effet surveillé par toute une bande de yokaï, rester trop près d'elle n'était pas une bonne solution.

« Un village yokaï qui ne serait pas en guerre avec un village humain ça aurait été étonnant depuis cette vague de folie qui ronge tous ceux qui ne sont pas protégés. »

Celle qui portait un contrôleur de force efficace n'avait pas l'air de partir d'un contexte très jouasse, et pourtant au combien commun et classique depuis ses deux dernières années. La guerre entre les deux peuples, je n'entendais que cela depuis que j'avais fuis le quartier rouge. Peut-être que quand j'aurai terminé mon voyage, j'aurai enfin la possibilité d'écouter des récits qui ne font pas mentions de guerre entre les deux races.

« Non moi aussi j'arpente le Tôgenkyô, je vais vers la frontière et vous deux ? »

Bon leur dire cela ce n'était peut-être pas la meilleure idée que j'avais eut, mais qu'est-ce que cela pouvait bien leur faire après tout ? Cela ne changerait rien à ce que j'avais prévu. Et puis il se pourrait qu'elles avaient des informations sur certains villages proches où ce qui se passaient en ce moment dans différents endroits.
[Du coup c'est un peu court désolé]

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Thuban ShumeiYôkaï errante
avatar

Date d'inscription : 21/02/2014
Nombre de messages : 311
Double compte : nein

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
20/100  (20/100)
Yôkaï errante

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mar 16 Déc - 17:38

Le bruit étrange, comme un grondement, avait cessé, ainsi que la discussion entre les voix masculines. Les étrangers étaient peut-être partis, ou peut-être pas. S'il s'agissait d'humains, il valait peut-être mieux qu'ils ne soient pas tombés sur une réunion d'êtres qu'ils abhorrent.
La schtroumpfette arborrait une position pour le moins étrange: une main sur la hanche et l'autre sur la tête, cambrée, le regard fier. Un instant, un sourire moqueur dérida le visage austère de la vagabonde. L'enfant bleue posa ensuite une question, elle demandait l'identité des deux autres voyageuses. ''Qui'' était Shumeï? Une réponse succinte suffirait emplement, elle n'avait pas à dire grand chose à cette inconnue. Faudrait-il donner son prénom? Aucune des deux ne l'avait fait, alors pourquoi commencer... Elle n'avait rien d'autre pour se définir en peu de mots, sans rentrer dans les détails.

Je suis une yôkaï du nom de Shumeï. Et toi? Qui es-tu?

La métis ne réponsit pas à la question de l'autre yôkaï, et lui demanda plutôt pourquoi elle ne cherchait pas à réparer son contrôleur. En effet, la schtroumpfette devait être assez sûre de sa propre force pour exhiber aussi fièrement ses oreilles pointues. Ou alors elle était un peu cinglée sur les bords. Sauf si elle n'était pas seule, ou avait un don qui lui permettait d'avancer à découvert. Shumeï décida de garder un oeil sur l'insolente bleue.

La jeune femme aux cheveux rouges se tourna ensuite vers la vagabonde, en affirmant qu'une guerre entre deux villages était chose courrante de nos jours. Shumeï risqua la question indiscrète:

Vous aussi vous venez d'un endroit ou règne la haine entre yôkaï et humains? Vous devez être prise entre deux feux...

La yôkaï termina plus respecteueusement sa phrase, se rendant compte qu'elle touchait peut-être un point sensible.
Enfin, la métis affirma qu'elle aussi arpentait Tôgenkyô. Shumeï médita cette information.

A votre avis, nous sommes beaucoup dans ce cas-là? Je veux dire, à fuir le conflit pour l'instant?

Shumeï ne fuyait pas le conflit, elle fuyait encore et toujours la peine de la mort de son amie, et la destruction de son village. Elle fuyait la folie, elle fuyait la haine, elle fuyait la peur, elle fuyait les actions bestiales. Mais elle voulait mettre un terme au conflit, pour les siens d'abord parce qu'elle était convaincue qu'ils n'agissaient pas de leur plein gré, quelque soit la raison, et ensuite pour les humains, car elle estimait que ces êtres faibles devaient être protégés plutôt que détruits. Sauf qu'elle n'vait pas la force ni le savoir pour, à elle seule, arrêter le conflit. Alors elle cherchait le Savoir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Ven 19 Déc - 20:11

Les bruits de voix avaient diminué puis disparu. Les intrus étaient sans doute partis. Tant mieux, se sera plus simple ainsi. Elle écouta les deux autres puis se décida à répondre. Elle se présenta:
"Je m'appelle Akiko."

Et elle fit une petite révérence amusée. Elle continua pour dissiper les soupçons:

Comme cela se voit, je suis une yôkaï mais je n'ai aucun instinct sanguinaire. Je suis seule avec des intentions pacifiques: je me rends dans une ville voisine pour acheter les pièces qui me permettront de réparer mon arc. J'en ai besoin pour me défendre.

Elle se tourna vers la tomate:

Mon contrôleur de force est cassé et il est dur de s'en procurer( et puis elle sont jolies mes oreilles). Je n'ai pas peur, je sais me défendre et puis j'évite les gens.

Et elle répondit à l'agrume:

Je ne fuis pas le conflit, j'habite dans un village d'humains apeurés. Je les protège contre les attaques de yôkaïs et ils me donnent un peu d'argent et me laisse tranquille. Ils ne sont vraiment pas intéressants.

Pourquoi disait-elle cela? pour simplifier cette situation déjà embrouillée, pour leur inspirer confiance si elles devaient faire un peu de route ensemble car elle ne ressentait pas de méchanceté et parce que c'était la première fois depuis longtemps qu'elle rencontrait des yôkaïs sans leur taper dessus. Puis elle proposa:

Le temps passe. Si vous voulez arriver à la prochaine ville avant la nuit, il faudrait se mettre en route. De quelle côté allez-vous?

Même si c'était assassiner sa tranquillité, elle commençait vraiment à trouver inconfortable leur position dans ce petit fourré.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mer 14 Jan - 0:03

[On passe encore son tour vu qu'on a pas de nouvelle]

Maintenant que les voix masculines avaient disparut, je me sentais plus rassuré, si l'un d'eux avaient continué de parler, et qu'il se serait rapproché d'ici, je serai surement partit, mais là non. Nous étions entre femmes, et femmes yokaïs si je pouvais dire. Pourtant rien ne prouvait pour autant que j'étais en sécurité seule face à ses deux là, surtout si elles étaient ensemble. Mais cela ne semblait pas être le cas au vu de leurs questions.

« Moi c'est Kaïka. »

Les deux ayant révélé leur nom, je ne voyais pas vraiment de raison de ne pas leur dire à mon tour. Et puis cela serait plus facile de distingué à qui je devais poser les questions, si jamais je devais en poser des différentes à l'une d'entre elles. Ce qui, à bien réfléchir, ne risquerait surement pas d'arriver. En tout cas Akiko était vraiment la plus étrange des deux, entre ses manières douteuses et son contrôleurs de force qui laissait voir ses oreilles pointues ...

« Dans la ville voisine ils n'ont pas peur des yokaïs ? C'est plus que rare de nos jours ! »

Alors là j'en revenais pas, un village d'humain qui n'avait pas peur des yokaïs, alors que la paranoïa avait pratiquement gagné tout le pays et que même les enfants yokaïs étaient désormais des victimes. Ah moins qu'il ne s'agisse d'un village de yokaï.

« Tu as dû beaucoup tué d'humain pour t'en sortir, une chance que tu ne sois pas encore tombé sur une des deux bandes exterminatrices de yokaï. Il paraît que ses derniers temps c'est l'hécatombe. »

Moi-même j'avais peur du nouveau groupe extrémiste qui tuaient même les humains ayant des contacts avec les yokaïs. Malheurs aux amoureux contre nature qui seront liés par eux dans la mort. Finalement ce n'était peut être pas une mauvaise chose, sauf leur manière sadique.

« Oui, enfin cet endroit n'existe surement plus, les yokaïs l'ont rasé. Entre deux feux ? Alors ça veut dire que vous savez ce que je suis ... »

Mince, elle faisait donc partie de ses personnes au courant du physique des métisses. Je fus quelque peu déçu, j'espérais tomber sur des personnes ignorant cette réalité. On ne peut pas toujours avoir ce qu'on souhaite.

« Tu as de la chance si tu arrive à vivre tranquillement dans un village, du coup tu te retrouve à tuer des yokaïs, c'est original. »

Une yokaï chasseuse de yokaï, voilà qui en surprendrait plus d'un, surtout dans les groupes chasseurs de monstre.

« Moi je vais par ici et vous ? Si nous allons au même endroit, autant faire la route ensemble. »

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Thuban ShumeiYôkaï errante
avatar

Date d'inscription : 21/02/2014
Nombre de messages : 311
Double compte : nein

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
20/100  (20/100)
Yôkaï errante

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Ven 16 Jan - 18:23

Autant Shumeï se sentait en sécurité face à la jeune femme aux cheveux rouges, autant la fille à la chevelure bleue la mettait mal à l'aise. Dans la maladresse de la schtroumpfette, quelque chose ne semblait pas naturel... Et elle n'aimait pas cela, elle ne la trouvait pas claire.
Les deux autres voyageuses se présentèrent aussi, Kaïka et Akiko. Cette dernière accompagna son nom d'une révérence. Mais où se croyait-elle? Dans un plais? Dans un temple? Autour d'elles trois il n'y avait rien d'autre que quelques arbres et les sommets enneigés. Pour qu'elle s'incline devant des inconnus... Soit elle est extrêmement poli, ce qui ne collait pas avec l'image que le personnage donnait actuellement de lui-même, soit Akiko appartenait à un rang inférieur. Mais quoi? La bleue en faisait définitivement trop.

La schtroumpfette prétendit ne pas avoir d'instinct sanguinaire mais être pacifique. Sans blague... Cela se voyait bien que son contrôleur était encore assez fort. Mais Shumeï était curieuse de voir ce que la mioche deviendrait si on le lui retirait. Puis, celle-ci prétendit se rendre dans la ville voisine pour acheter de quoi réparer son arc. Kaïka réagit plus vite que la vagabonde, pointant ce qui n'allait pas: pourquoi des humains vendraient-ils des armes à un yôkaï? La vagabonde supposa, sceptique:

Peut-être s'agit-il d'une ville de yôkaïs...

Et Akiko se tourna vers Shumeï, lui adressant directement la parole. Elle dit d'abord qu'elle appréciait ses propres oreilles. Immature. Inconsciente. Narcissique. Voilà ce que pensait la vagabonde de l'archère. Et celle-ci continua en affirmant savoir se défendre. Si Kaïka n'avait pas été là, Shumeï aurait attaqué la bleue, pour voir ce qu'elle valait. Enfin, la schtroumpfette prétendit éviter les gens. Que faisait-elle là, alors?
Se détournant de Shumeï, la schtroumpfette proposa de continuer la route toutes les trois. La proposition semblait raisonnable. Mais la vagabonde resterait sur ses gardes.

Pourquoi pas...

Mais bon, pour quelqu'un qui dit éviter la compagnie, proposer une randonnée à deux inconnues n'est pas tout à fait crédible.
Kaïka supposa que l'une des deux avait dû tuer beaucoup d'humain pour s'en sortir, Shumeï ne parvenait pas à savoir à laquelle des deux la métis s'adressait. Pour sa part, sans compter les derniers survivants humains de son village, elle n'avait tué aucun humain. Blessé, oui, pour se défendre, mais cela s'arrêtait là. Ensuite, la jeune femme parla de deux bandes exterminatrices de yôkaï.

Je n'y ai pas été forcée. Et de quelle deuxième bande parlez-vous?

Shumeï avait simplement entendu parler de la bande à Sanzo. Après, l'errance ne lui permettait pas tellement de se tenir au courant de l'actualité.
Kaïka demanda aux deux autres si elles savaient ce qu'elle était. Y avait-il des gens ignorants à ce point? Ou Shumeï avait-elle eu accès à des informations qu'elle aurait dû ignorer? Pour ne pas spoiler la bleue, la vagabonde n'utilisa pas le mot pour répondre:

La couleur de vos yeux et de vos cheveux me l'indique clairement. Mais je n'ai aucune haine ni mépris pour les gens comme vous.

De sa part, ne pas tolérer les amours entre humains et yôkaï, ce serait trop bête. Et la vagabonde voyait un peu les métis comme les victimes collatérales qui s'en prenaient le plus dans ces massacres. Il fallait donc les protéger.
La jeune femme aux cheveux pourpres s'adressa ensuite à Akiko, et proposa à son tourne que la route se poursuivît en commun.

Je vais du même côté que vous, je vous accompagnerais avec plaisir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Dim 18 Jan - 19:35

Akiko sentit que ma grume se méfiait. Pourtant, elle faisait des efforts de politesse, avait même proposé de faire route ensemble! Tout de même! Si elle n'était pas contente, elle n'avait qu'à s'en aller. Et elle n'avait pas l'air de connaître l'ironie. Mais elle avait tout de même accepté la proposition. La tomate, elle semblait plus détendue. Mais méfiante tout de même. Apparemment, quelque chose de ce qu'elle avait dit les dérangeait. Mais quoi? Tout était vrai. Soudain, elle comprit:

"Si dans la ville voisine... Je ne sais pas. Je n'y avais pas pensé. Vous avez raison, pour une ville d'humains... cela fait longtemps que je n'y ai pas été.

Et elle se tut, embarrassée. Puis elle entendit la rouge reprendre. Elle crut qu'elle s'adressait à elle.

Je n'ai pas tellement tué d'humain, mais des yôkaïs. De toute manière, je les hais les uns autant que les autres!!

Elle s'arrêta, craignant de s'emporter. Puis elle se souvint:

"De quelles bandes parlez-vous?

Et cette question? Qui est-elle? Une tomate? Une yôkaï? Une bandit? de quoi parle-t'elle? Shumaï avait compris. et elle lui demanda

"Je ne comprends pas de quoi vous voulez parler. La couleur de vos yeux et vos cheveux? A part un poisson rouge ou un coquelicot, cela ne m'évoque rien.

Mais elle craignit que cela ne soit mal pris. pourquoi se sentait-t'elle de si bonne humeur?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mar 20 Jan - 12:05

Une ville de yokaï ? Shumeï n'avait pas tord, ça pourrait être logique si personne n'avait peur d'eux là-bas, c'était toujours plus probable que l'idée qu'il s'agisse du seul village du Tôgenkyô à ne pas connaître la folie qui ronge les yokaïs les poussant à dévorer les humains. Mais finalement Akiko ne savait même pas quelle était la population du village, elle y allait confiante, oreilles découvertes, acheter de quoi réparer son arme. C'était sidérant. Il faudrait être fou pour vendre une arme à son potentiel bourreau.

« Sinon il suffira de cacher tes oreilles, un foulard devrait faire l'affaire le temps d'acheter ce dont tu as besoin. »

Puisque que l'autre était d'accord pour faire la route ensemble pourquoi ne pas accepter ? À trois femmes yokaïs, on aurait plus de chance de s'en sortir que toute seule. On ne pouvait jamais savoir sur qui on allait tomber, surtout après avoir entendu des hommes parler quelque peu avant.

« Allons-y alors. »

J'avais fait un grand sourire avant d'entamer à la marche pour se rendre au village, avec un peu de chance on pourrait y dormir plutôt qu'à la belle étoile. Par contre la bleu me surprit, elle détestait aussi bien les yokaïs que les humains ? J'étais bien embarrassé d'être les deux à la fois ...

« Pourquoi tu haï les deux races ? »

Si l'une avait entendu parlé du célèbre Sanzô, l'autre n'avait pas l'air de connaître. Étrange, pourtant beaucoup en parlait, mais si elle était resté dans un village pour les protéger ça devait s'expliquer. J'aurai bien voulu ne pas connaître la deuxième bande d'ailleurs, le signature était bien plus cruelle que celle des autres, si toute fois il en avait une. Ses arbres ou des corps de yokaïs de tout age se balançaient ...

« La bande à Sanzô, le moine qui parcourt le pays en éradiquant les yokaïs, jamais entendu parler ? Il y a aussi une autre bande d'humain qui c'est lancé dans la chasse, il parait qu'un homme venu d'un autre contient aussi, mais ça je n'en suis pas certaine. »

Pour Shumeï c'était sûr, elle connaissait les résultats d'un amour interdit, mais elle ne détestait pas cela. J'en fus plus que rassuré, alors que Akiko n'avait pas l'air de connaître du tout. Cela me rassura également, et bien que la première comparaison fut quelque peu vexante, la seconde me fit légèrement rougir de plaisir.

« Un coquelicot ? On ne me l'avait jamais dit ainsi … merci. »

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Thuban ShumeiYôkaï errante
avatar

Date d'inscription : 21/02/2014
Nombre de messages : 311
Double compte : nein

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
20/100  (20/100)
Yôkaï errante

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mer 21 Jan - 15:31

La remarque de Kaïka fit réfléchir la schtroumpfette, qui révéla son ignorance: elle ne savait plus s'il s'agissait d'une ville d'humains ou d'une ville de yôkaï, elle n'y avait plus mis les pieds depuis longtemps. La jeune femme aux cheveux purpurins proposa alors à Akiko de se rendre en ville en cachant ses oreilles pointues. Ce pouvait être une solution. Mais l'enfant ne serait pas à l'abris d'un coup de vent, qui pouvait malencontreusement découvrir son appareil auditif.
Shumeï soupira:

Tu ne peux pas te le réparer toute seule avec ce que tu trouves dans la nature, ton arc?

On voyait bien que la schtroumpfette n'avait jamais été abandonnée à elle-même, en pleine nature. Shumeï ne serait pas restée deux jours avec une arme hors d'état de fonctionner. Bon, en même temps, la vagabonde possédait une épée, ce qui n'était pas tout à fait semblable à un arc...
Akiko répondit à son tour à la question de Kaïka, avouant haïr les humains autant que les yôkaï. Etait-ce une expression de la haine de soi? Qu'est-ce qu'une yôkaï qui haït ses frères? Pour tous leurs crimes, Shumeï voulait leur pardonner, voulait croire qu'ils pouvaient rentrer dans le droit chemin, même si elle avait pu souffrir par eux. La vagabonde s'assombrit.

Que sous-entends-tu par "pas tellement tué d'humains"? Et as-tu déjà tué des yôkaï?

Dans la phrase qu'elle venait de citer, Shumeï ressentait... Comme si Akiko considérait les humains comme des êtres inférieurs, que l'on pouvait "pas tellement tuer", à qui l'on pouvait ôter la vie sans prendre garde. Shumeï n'aimait pas cela. Elle espérait qu'Akiko n'était pas ce qu'elle craignait: une yôkaï qui n'avait pas besoin des ondes négatives pour être atteinte d'une forme de folie. Kaïka demanda à son tour la raison de la haine de la schtroumpfette.

Kaïka proposa aux deux autres de se mettre en route, et entama la marche. Shumeï la suivit, avança à la même hauteur qu'elle. Il fallait à présent espérer trouver un village yôkaï à proximité. Ou humain, si Akiko cachait ses oreilles.
Et celle-ci ignorait l'existance des deux bandes de tueurs de yôkaï. Quelle ignorante! Kaïka leur expliqua alors, et donna quelques explications sur la seconde bande. Shumeï voulait tout savoir, sur les chances de mettre fin à cette folie. Elle souhaita savoir:

Pouvez-vous m'en dire un peu plus?

Et la schtroumpfette ignorait aussi la signification des yeux et des cheveux tels les derniers instants de la lumière du soleil. Elle les compara d'abord à un poisson rouge. Si son but était de vexer Kaïka, elle n'était pas mal partie... Mais la jeune femme prit bien la seconde comparaison.
La clairière où elles s'étaient rencontrées était à présent hors de vue. Un vent froid et mordant s'était levé, tandis que les nuages s'accumulaient dans le ciel.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Jeu 29 Jan - 22:24

Akiko eut honte de son ignorance à propos de la ville. Mais cela faisait longtemps qu'elle était solitaire dans son village. Puis la jeune femme à la chevelure écarlate lui proposa de mettreun foulard pour cacher ses trop voyantes oreilles. Comme si ses cheveux rouges étaient discrets! Car Akiko avait bien compris que c'était anormale. Mais Kaïka était gentil. Pas comme l'agrume qui avait l'air prête à mordre. Celle-ci lui demanda d'un air méprisant si elle ne pouvait pas réparer son arc elle-même avec ce qu'elle trouve dans la nature. Comme si l'on trouvait des mines de fer forgé dans la nature! C'est ce qu'Akiko faillit lui répondre. D'ailleurs elle avait réparé tout le reste. Akiko répondit à Kaïka:
Tu as raison, c'est ce que je vais faire. Comme ça, ce sera solide.
Joignant le geste à la parole, elle sortit un mouchoir d'étoffe bleu clair de sa poche et l'accrocha solidement à ses barrettes et à ses contrôleurs pour que cela ne s'envole pas. Puis elle emboitat le pas aux deux autres. Mais Kaïka lui demanda pourquoi elle haïssait ces deux espèces. Akiko n'avait pas envie de répondre. Elle répondit donc:
Je les hais car ils sont tous aussi fous et cruels les uns que les autres. Les yôkaïs m'ont fait autant de mal que les humains.

Et la question de Shumeï la stupéfia. Elle s'arrêta et la regarda d'un air étonné:
Mais qu'as-tu compris? Le nombre d'humains que j'ai tué tiens sur les doigts d'une main. J'ai tué plus de yôkaïs. Mais toujours pour me défendre ou défendre ce village. Contrairement à certaines personnes, je n'aime pas tuer.

Et elle se remit en marche en écoutant ce qui se disait à propos deux bandes. Elle se promit de se renseigner dessus. Cela pouvait être dangereux.
Elle avait eu peur de vexer Kaïka à cause du poisson rouge mais celle-ci le prit bien et trouva jolie la comparaison avec le coquelicot. Akiko voulut se rattraper et rajouta:
Ça peut aussi être une rose rouge.
Akiko frissona légèrement sous le vent glacial qui s'était levé et leva les yeux vers le ciel couvert. Elle se retourna: à cause de l'obscurité, elle ne voyait plus la clairière.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Lun 2 Fév - 11:19

« Et bien c'est parti. »

Je suivis alors de près la yokaï aux cheveux bleus, car visiblement dans la foret il n'y aurait pas de quoi réparer son arc. Il devait donc lui manquer une pièce spéciale, je n'avais jamais tiré à l'arc, ni même eut de quoi le faire dans les mains.

« Tu n'as pas eu beaucoup de chance dans la vie toi non plus. »

Pour que les deux races la fassent souffrir c'était vraiment un manque de chance total, moi pour le coup j'avais eu de la chance du côté des yokaïs. Même si certain était méprisant, ils restaient toujours moins cruels avec moi que les humains. D'où la raison de mon long et périlleux voyage à travers tout le pays.

J'avais bien compris qu'elle avait tué plus de yokaï que d'humain, après tout si elle défendait un village humain contre les yokaïs il était normal qu'elle en tue. Cependant elle avait déjà tué des humains également. Visiblement tout le monde dans ce pays avait dû tuer pour survivre. Des mains blanches et innocentes se faisaient rare.


« Je ne sais pas grand chose, je n'ai jamais rencontré aucune des deux bandes, mais je sais qu'à leur passage, les yokaïs ne sont plus qu'un tas de cadavre. Les villages humains où ils sont passé vante leur louanges car ils ont été sauvés des attaques grâces à eux. Souvent les yokaïs du secteurs sont tous éradiqués ou fuit par peur. »

A vrai dire, je n'avais pas particulièrement envie de rencontrer l'une de ses deux bandes, ma survie n'était pas garantit en les croisant. Ils étaient fort, très fort pour massacrer autant de yokaï. Avec les yokaïs rongés par la folie, il était normal que les humains vantent leur mérites, mais tout de même ça faisait froid dans le dos.

« Je sais que les hommes du prince essayent sans arrêts de les arrêter si je ne me trompe pas. »

Pour la bande à Sanzô il y avait même les hommes de Dame Gyokumen qui essayent de les tuer, mais même eux se faisaient tuer, c'était dire à quel point cette bande était forte et terrifiante, si même l'arme de la famille royale des yokaïs se faisaient avoir.

Cela me fit a nouveau un peu rougir, et je me cachais alors en baissant la tête et mettant à ma bouche ma main caché par des manches très longues. Ainsi son sourire ravis était dissimulé. J'étais plutôt pudique quand à certaine de mes émotions, surement le manque de confiance envers les autres.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Thuban ShumeiYôkaï errante
avatar

Date d'inscription : 21/02/2014
Nombre de messages : 311
Double compte : nein

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
20/100  (20/100)
Yôkaï errante

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mer 4 Fév - 15:34

Le bleue était naïve, influençable et de peu de réflexion. Shumeï n'était pas d'accord avec l'idée du foulard. D'abord parce qu'il suffisait d'un coup de vent pour le retirer, mais ensuite parce que sur la tête d'une enfant aussi jeune qu'elle ça ne faisait pas très crédible. Enfin bon, la schtroumpfette faisait ce qui l'amusait. Celle-ci sortit donc une étoffe bleue de sa poche, et la vagabonde faillit tomber assise d'étonnement. L'enfant se balade avec sur elle une pièce de tissus assez grande et assez large pour lui couvrir la tête? Ces dimensions étaient quand même un peu grandes, pour un mouchoir!
Et puis Akiko tutoyait Kaïka. Shumeï trouvait cela assez impoli.
Ensuite, l'enfant donna à son tour, ses raisons de haïr les humains autant que les yôkaï. Cela se respectait. Pourtant, Shumeï n'était pas tout à fait d'accord. Tout le monde, d'une façon ou d'une autre, avait souffert des humains ou des yôkaï, la vagabonde pouvait compter des blessures de la part des deux itou. Elle répondit donc, pour une fois sans sarcasme à l'adresse d'Akiko.

Je ne sais pas ce qu'ils t'ont fait, mais la haine n'est pas une solution. Certes, tu ne peux peut-être pas leur pardonner. Mais tous les yôkaï sains de Tôgenkyô ne peuvent pas se mettre à leur tour à massacrer sous prétexte qu'ils ont souffert...

La suite des propos de la schtroumpfette la rassura. Le nombre des humains que celle-ci avait tué ne s'élevait pas bien haut, et ainsi elle ne pouvait pas être cause de mauvaise langue sur les yôkaï. Mais elle affirma avoir tué beaucoup de yôkaï, bien qu'elle dît ne pas aimer tuer.

Tu fais couler le sang de tes frères sans remord? Tu ne tues que les fous, ou les autres aussi, pour défendre ton village? Comment les humains t'ont-ils acceptées? Ne te sens-tu pas méprisée, ou exploitée par eux?

Une foule de questions se bousculaient dans l'esprit de Shumeï, qui trouvait Akiko extrêmement intrigante.
Ces questions s'ajoutèrent à celles que la vagabonde se posait au sujet de la seconde bande de tueurs de yôkaï. Kaïka mentionna simplement une montagne de cadavres. Shumeï le nota, pour savoir où  finir quand elle serait lasse d'errer. Puis, la jeune femme aux cheveux de cuivre mentionna les hommes du prince. La vagabonde se souvint aussitôt de sa rencontre avec la princesse des yôkaï.

Vous parlez du grand frère de Ririn?

Voilà encore un point dont Shumeï ne connaissait pas encore l'entière vérité. Alors, elle voulait tout savoir. Elle ne voulait pas simplement subir passivement ces événements qui faisaient des ravages. Et si elle ne pouvait pas agir, elle voulait connaître toute la vérité. Et il lui semblait que soit la bande Sanzô, soit l'entourage de Ririn, était bien proche de la solution.

Après une longue route, à travers un paysage montagneux et serein, où la vagabonde s'était ressourcée du calme de la Nature, les trois jeunes femmes arrivèrent à proximité du village humain. On s'approchait du crépuscule. A travers les fenêtres des habitations, de la lumière était visible. Peu de personnes marchaient dans les rues, qui cependant n'étaient pas désertes.
Shumeï vérifia que son contrôleur était fonctionnel, pour ne pas effrayer les humains, elle n'avait pas envie de recommencer à les persuader.
Comment les accueillerait-on?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Ven 20 Fév - 11:51

Akiko  regardait les ombres de la nuit autour d'elle. Elles transformaient tous les objets. Les rochers du bord de la route n'étaient plus que de vagues masses un peu plus sombres. Des nuages filtraient la lumière de la lune et des étoiles. La bleue essaya de distinguer le visage de l'orange car il lui avait semblé qu'elle avait abandonnée son attitude railleuse mais la nuit était trop sombre. Elle répondit donc:
Tu dis que la haine n'est pas une solution? Je n'ai jamais dit l'inverse. Mon attitude n'est pas agressive et je ne tue qu'en dernier recours quand je suis attaquée ou quand je défends le village. Ces abrutis de villageois font mine de me mépriser mais je suis indispensable aussi ils me donnent ce dont j'ai besoin et me laissent tranquille.
Puis je répondais à l'autre jeune femme qui avait dès le début moins hostile.
Tu trouves que je n'ai pas de chance? Au final, je suis comme toute personne saine d'esprit qui essaye de garder la vie sauve.
Puis elles parlèrent des deux bandes. J'écoutais avec attention car elles pouvaient être dangereuses pour moi si je les rencontrais quoique je ne pensais pas qu'ils s'attaqueraient à quelqu'un doté d'un contrôleur de force. Mais tuer ainsi, à tours de bras, brrr...
Après une longue marche, je vis des lumières devant nous. Voici enfin la ville. La lumière passait à travers les fentes des volets fermées des maisons. Peu de personnes marchaient dans la rue. Je demandai à voix basse:
A votre avis, il est quelle heure?
Puis je vérifiais que mes oreilles étaient bien cachées. Il faudrait vraiment que je fasse réparer mes contrôleurs de force.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Ven 20 Fév - 20:23


Bien que toutes les trois nous n'avions ni le même passé, ni fait le même voyage pour en arrivé là où nous étions toutes les trois, et pourtant on avait des blessures semblables. Décidément les malheurs de se monde frappaient tout le monde s'en exception, ou était-ce juste parce que nous trois étions de sang yokaï ? Il manquait une humaine parmi nous pour confirmer la règle. C'était une bien triste vision de l'avenir qui s'offrait, car plus le temps passait et plus le nombre de malheur augmentait. De plus en plus d'attaque dans les deux camps, car la folie semblait se répandre de plus en plus. Comment était-ce dans les autres pays ?

« Malheureusement, la haine est souvent bien plus facile que le pardon. »

Oui je ne pardonnerai jamais à ses hommes tout ce qu'ils m'avaient fait subir, toutes ses humiliations, mêmes à ses femmes, ni même à mes propriétaires, je ne pardonnerai à personne. Je n'avais ni l'envie, ni la force de ne pas haïr tout ceux qui avaient fait de moi une martyre, j'avais trop souffert pour qu'on puisse me demander pardon ou d'oublier.

Pour Akiko, la vie avait quand même l'air de lui sourire, elle défendait des humains et en échange elle avait sa tranquillité, c'était rare pour une femme yokaï de s'en sortir aussi bien, tant mieux. Même si moi, je ne serai pas capable de faire ce qu'elle faisait, combattre, tuer des yokaïs, très peu pour moi, même si m'a route n'était pas sans tâche de sang.


« Ririn ? Ce nom me dit quelque chose … Serais-ce la sœur du prince ? »

Shumeï connaissait des personnes importantes dans le monde, la sœur du prince des yokaïs, la fille du roi et de Dame Gyokumen, si je ne me trompai pas. Voilà qui était bien en cas de problème, enfin je n'avais aucune idée de si on pouvait compter sur la famille royale ou pas, ils avaient beaucoup d'obligation après tout, avec toutes ces mauvaises ondes.

« On approche du début de soirée, si on s'en sors bien on trouvera peut être une auberge qui nous acceptera pour la nuit et nous pourront alors prendre notre repas. »

En voyant le crépuscule arriver à grand pas, et les lumières déjà allumées dans la ville, c'était ce qui me semblait le plus probable à défaut d'avoir l'heure exacte sur moi. Quelque passant était là, mais personne ne semblait percevoir en nous autre chose que de simples voyageuses venues d'un village voisin. Tant mieux, cela était parfait.

« Vous dormirez ici ? Je compte prendre une chambre, cette nuit j'ai envie d'un lit. »

J'avais dis cela en m'arrêtant devant une auberge. Dormir à la belle étoile était lassant, et en cette chaleur de la journée, j'avais peur que la nuit serait plus fraiche ou au contraire, parfaite pour les moustiques. Si nous dormions ensemble, nous pourrions économiser des frais, cela ne me dérangeait pas, durant plusieurs année j'avais dû dormir au milieu d'autres femmes.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Thuban ShumeiYôkaï errante
avatar

Date d'inscription : 21/02/2014
Nombre de messages : 311
Double compte : nein

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
20/100  (20/100)
Yôkaï errante

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Sam 28 Fév - 9:05

Shumeï écoutait Akiko avec attention, certes, mais aussi avec une pointe d'amusement. Elle voulait cerner la bleue, et si possible l'amener à dire des bêtises. En toute amitié.
La petite fille affirma n'avoir jamais dit que la haine était une solution, et ne pas avoir d'attitude agressive.

Pourtant, tout, dans ton attitude prouve que tu ne portes personne dans ton coeur. Et crois-moi, la neutralité n'est pas une chose facile.

Kaïka affirma que la haine était bien plus facile que le pardon. Cela n'était que trop vrai, la vagabonde le savait parfaitement. Et elle pouvait sentir, aux traits et au ton de la voix de la métis, que celle-ci avait beaucoup souffert. Par décence, la yôkaï choisit de ne pas l'interroger, elle aussi, sur ses souffrances.
Pourtant, Shumeï aurait aimé pouvoir venir en aide à la jeune femme, si cela pouvait être possible. Mais, objectivement, il ne devait pas y avoir grand chose que la vagabonde pût faire. Inconsciemment, elle savait que si elle voulait aider ceux qui souffraient à cause de la folie, c'est que la yôkaï ressentait le besoin de se racheter. Elle ne se pardonnait pas les morts dans son village dont elle était responsable, les humains qu'elle avait tués alors qu'ils voulaient la torturer pour se venger, ou l'humaine qu'elle avait laissé mourir. C'était à elle qu'elle ne pardonnait pas, c'est elle-même qu'elle haïssait. Elle haïssait aussi les causes de la folie, sans pour l'instant les connaître. Elle haïssait ceux qui profitaient de ce chaos pour assouvir leurs méfaits. Mais Shumeï pardonnait à tous les autres, simples victimes et jouets d'une force inconnue.
Enfin, Akiko dit être une personne saine d'esprit souhaitant garder la vie sauve. La vagabonde voulait entamer la polémique:

Et sur quoi te bases-tu pour dire que tu es saine d'esprit? Ce n'est qu'une question de point de vue. Je peux aussi dire que le parangon de l'esprit sain sont ces yôkaï abandonnés à la déraison. Dans ce cas, tu devrais juste te faire soigner.


Le nom de Ririn rappela quelque chose à Kaïka, qui demanda s'il s'agissait de la soeur du prince.

C'est bien ce qu'il me semble.

Il semblait aussi à la vagabonde que la princesse des yôkaï lui avait dit qu'elle devait rester au château avec sa mère. Kaïka avait donc été les voir là-bas? Savait-elle des choses sur ce lieu? Et connaîtrait-elle ces choses que les gens du château connaissaient, d'après ce qu'avait dit Ririn à Shumeï. La yôkaï voulait le demander à la jeune femme, mais préféra attendre un moment favorable.
Akiko demanda l'heure qu'il était, ce à quoi Kaïka répondit. Elles prévoyaient de trouver une auberge pour dîner. Une auberge... Shumeï se demanda à quand remontait la dernière fois où elle avait mangé dans une vraie assiette. Longtemps. La vagabonde n'avait pas assez d'argent pour se payer le repas. Mais pas question de le laisser paraître.
Kaïka s'arrêta devant une auberge, proposant aux deux filles qu'elles partagent une chambre. C'était intelligent, cela diminuerait les frais. Shumeï réfléchit un instant. Il n'y avait pas d'arbres aux alentours, et dormir dans le ruisseau ne la tentait pas spécialement. Sur le toit, peut-être, en dernier recours. Mais en tout cas, elle ne voulait pas mentir.

Je n'ai pas de quoi payer la chambre. Akiko peut m'avancer de l'argent, et je la rembourserai par la suite.

De toutes façons, Shumeï avait l'intention de visiter le village de la bleue. Cette jeune yôkaï semblait bien intéressante.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Ven 6 Mar - 19:58

Le bavardage permettait de faire passer la monotonie de la route( ou plutôt du peu qu'on en voyait,c'est à dire rien)mais le sujet était sinon douloureux du moins difficile. La remarque de la carotte la fit réfléchir(qui eut crut qu'un légume pouvait être si intelligent?Akiko devait vraiment de penser ainsi de Shumeï). Pour se donner le temps de cogiter, elle contre-attaqua:
Tu prétends que la neutralité est chose difficile. Mais comment la définirais-tu? N'est-ce pas simplement ne pas prendre partie? Peux-tu vraiment te considérer comme neutre, toi? En es-tu sure?

En cours

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Akiko
avatar

Date d'inscription : 14/09/2014
Nombre de messages : 73

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Ven 6 Mar - 20:03

Le bavardage permettait de faire passer la monotonie de la route( ou plutôt du peu qu'on en voyait,c'est à dire rien)mais le sujet était sinon douloureux du moins difficile. La remarque de la carotte la fit réfléchir(qui eut crut qu'un légume pouvait être si intelligent? Akiko devait vraiment de penser ainsi de Shumeï). Pour se donner le temps de cogiter, elle contre-attaqua:

Tu prétends que la neutralité est chose difficile. Mais comment la définirais-tu? N'est-ce pas simplement ne pas prendre partie? Peux-tu vraiment te considérer comme neutre, toi? En es-tu sure? Et la haine?


Kaïka, quand à elle, pensait que la haine était bien plus difficile que le pardon. Malheureusement, elle avait raison, tout le pays était à feu et à sang à cause de la haine entre yôkaïs et humains. Comment trouver des gens innocents à part dans les cimetières? Mais elle avait cédé. Elle paraissait particulièrement éprouvée. Akiko aurait bien voulu l'aider, elle qui avait de la chance dans tous ces malheurs, mais c'était impossible. La seule solution était de changer de conversation.

Akiko se dit que Shumeï pensait la même chose qu'elle lorsque celle-ci parla de la folie. La bleue se prit au jeu et répondit:
Si je suis folle, alors toi aussi. Les yôkaïs fous sont-ils conscients de l'être? C'est ce qui change tout. On peut se croire sain d'esprit et ne pas l'être pour les autres ou vice-versa. Cela ne veut rien dire, on peut être les daux ou rien du tout, c'est parfaitement subjectif, quel que soit le point de vue.

Discuter ainsi avec Shumeï l'amusait.  Elle espérait que Kaïka prenne part à ce débat mais celle-ci s'intéressait à la famille royale. Si Sumeï la connaissait, cela pouvait être utile quoiqu'elle n'avait pas l'impression qu'elle fasse grand-chose.

Maintenant qu'elle étaient au village, il fallait se préoccuper de leur logement pour la nuit. Elle fut étonnée que la rouge lui dise qu'on était en début de soirée, bien au contraire, il devait être tard mais les auberges étaient sans doute ouvertes, encore.

Les deux autres s'étaient mises d'accord sur une auberge. Finalement, elle avait de la chance de les avoir rencontrer: partager une chambre lui ferait des économies sur son budget, elle n'avait jamais pensé à dormir à la belle-étoile. Mais évidement la vagabonde n'avait pas d'argent. Enfin, elle pouvait tout de même lui prêter mais elle voulait être sure:
Je peux te prêter mais comment me remboursera-tu?

Elle espérait tout de même que l'auberge ne serait pas très chère. Vérifiant d'une main que ses oreilles n'étaient pas visible, elle ouvrit la porte de l'autre main pour laisser entrer les deux autres.



dslée pour les deux postes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mar 10 Mar - 16:51

Pourquoi tu met pas tout sur le même ?

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Haku KaikaPlaisir aux lotus rouges
avatar

Date d'inscription : 13/01/2006
Nombre de messages : 1202
Double compte : Oui

Feuille de personnage
Puissance:
25/100  (25/100)
Expérience:
0/0  (0/0)

MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   Mar 10 Mar - 18:04

Être neutre était vraiment difficile, Shumeï avait raison là dessus. Et je ne préférais pas parler de ce sujet, puisque moi je n'étais pas neutre du tout, je n'aimais pas les hommes, je les haïssais, je n'avais qu'une hâte : aller au Tenjiku. Le pays des yokaïs, là au moins il n'y aurait plus d'homme, plus de passé, juste le temps avant la tombe. C'était tout ce dont j'avais besoin pour le moment.

« J'ai connus un yokaï qu'on jugerait de fou car il dévore les humains, mais il avait tout l'air de quelqu'un de sain d'esprit. Il se sentait même éveillé, comme s'il avait toujours dormis et que d'un coup il réalisait qui il était vraiment. »

Qu'il avait toujours était dans un troupeau de mouton comme s'il en était un alors qu'il était un loup, et qu'un jour, avec les ondes négatives, il avait enfin réalisé qu'il n'était pas un mouton mais bel et bien un loup, et qu'un loup ça mange le mouton. Je me demandais si cela le faisait pour tous les yokaïs touché par la folie, mais à en voir certain, les réactions vis à vis des ondes étaient différentes selon l'individu atteint.

« Comment connais-tu la princesse ? Tu travaille pour Dame Gyokumen toi aussi ? »

Beaucoup de yokaï travaillait pour elle, j'en avais souvent rencontrer, c'était comme cela que je pus avoir des informations sur la bande de Sanzô, ainsi que cette nouvelle bande de chasseur de monstre. Leur but était de prendre le sûtra de Sanzô pour une raison connu de Gyokumen seule, mais fidèle envers leur reine, ils obéissait.

« Merci. »

Akiko nous avez ouvert la porte après avoir vu comment elle serait remboursé si elle devait prêter de l'argent. Il est vrai que lorsqu'on voyage, il était important d'avoir de l'argent sur moi et le gaspiller pouvait être dangereux. Sinon je pouvais toujours prêter également, je vendais parfois des choses lors de mes voyages, ou jouait d'un instrument. Pour une nuit, et pour des femmes je pouvais bien faire ce geste.

« Une chambre pour trois s'il vous plait. »

Une fois l'aubergiste payé, ils nous apprirent que le prit du repas était inclus dedans, et que nous pouvions aller nous restaurer dès à présent. Voilà qui était appréciable, surtout qu'en plus le lendemain matin, nous avions le café ainsi que le thé si l'on désirait. Le prix était fort honnête pour tout cela, et une chambre pour trois revenaient beaucoup moins cher que si l'on en avait prit une chacune.

« Vous avez faim ? Ou vous préférez voir la chambre pour y poser certaine de vos affaires ? Demain matin nous verrons pour ton arc. »

Moi j'avais faim et très peu d'affaire, mais ce n'était pas forcément le cas de mes deux accompagnatrices. Demain nous en profiterons pour faire un tour en ville et voir ce qu'on pouvait acheter pour nos voyages respectifs.

_________________
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]
Invité … à tes yeux je serai quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://strong-world.forumactif.com/
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: La chaleur de la montagne   

Revenir en haut Aller en bas
 

La chaleur de la montagne

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

 Sujets similaires

-
» vendredi 7 août 2009 SALAIRE MINIMUM, CHALEUR MAXIMUM
» Foire de la montagne : mettre en valeur les potentialités
» La douleur de la montagne.
» Soleil, Chaleur & Cocotier 8D
» Chaleur estivale | Pv Nuage de Lune | - The End -

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Saiyuki RPG :: Togenkyo :: Shandong :: Montagne-