Venez combattre les yokaïs ravagés par la folie, ou au contraire serez vous avec eux pour dévorer les humains ?
 

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 Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer

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MessageSujet: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Dim 3 Jan - 13:14

Hakkaï se présenta comme de coutume à la porte du temple de Chôhan. Par ce beau matin de printemps, il n'avait revêtu qu'une simple chemise noire, mais l'avait soigneusement fermée pour cacher sa cicatrice au ventre. Il avait plu la veille et il avait taché le bas de son pantalon beige dans la boue.

- Bah, songea-t-il, je nettoierai ça en rentrant.

Le moine, désormais habitué à le voir mais toujours aussi suspicieux à l'égard d'un criminel, le laissa entrer en le toisant d'un oeil circonspect.

Konichiwa, le salua Hakkaï en s'inclinant poliment.

Le moine ne lui répondit évidement pas, et Hakkaï poursuivit sa route. Il connaissait désormais par coeur le chemin des appartements de Sanzô. Il savait même par où il devait passer avant de s'y présenter.
Il fit donc son habituel détour par le pêcher sacré de la déesse Kanzeon, et dans lequel il pensait trouver Gokû, qui y passait les trois quarts de son temps lorsque l'arbre potait ses fruits. Il avança jusque sous le couvert fourni des feuilles et leva les yeux vers les branches chargées de fruits. Le plus amusant, c'est que Gokû était persuadé de se montrer très fin en se cachant pour y aller alors qu'on était presque toujours certain de l'y trouver.

Gokû ? appela le jeune homme...
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Dim 3 Jan - 13:37

Quand on a faim, on se déplace toujours vers un endroit où il y a de la bonne nourriture. C’est ce que Gokû faisait tout le temps. Bien sûr, comme il savait que si Sanzô le trouvait, il le frapperait avec son baffeur, il faisait toujours attention à être le plus discret possible, même s’il fallait l’avouer, la discrétion et lui, ça faisait 4.
C’est ainsi qu’il se baladait sur la pointe des pieds dans les couloirs du temple où le moine blond et dépravé résidait. Il regardait autour de lui, guettant la possible arrivée d’un moine qui tout de suite le regarderait avec mépris, parce qu’il était un enfant recueilli par Sanzô, et que comme il passait son temps à faire des bêtises, à voler la nourriture, il ne respectait pas la voie du Bouddha – dont il se contrefichait et ignorait totalement le principe -. ou bien à l'arrivée très embêtante du blond qui allait certainement le traiter puis lui demander où il allait, en lui imposant un éventuel coup de baffeur


*Pourvu que Sanzô ne passe pas par là*

Souhaita Gokû dans ses pensées, en ayant fortement envie de se protéger la tête, on ne sait jamais, un coup par derrière est si vite arrivé. Si le blond le voyait marcher en direction du pêcher sacré, il sentait que ses tympans allaient encore de voir supporter un enième « Baka saru » et sa tête allait une nouvelle fois avoir mal à cause de l’éventail du moine.
Continuant de marcher à pas lent, il parvint enfin à voir la porte qui menait à l’endroit où il y avait le fameux pêcher sacré, de il ne savait plus quelle déesse, Kézaon quelque chose du genre. Sa mémoire de poisson rouge n’arrivait jamais à retenir le nom de cette fameuse déesse que tous les moines du temple de Chôhan vénéraient sans cesse, comme tous les autres dieux dont il avait encore moins retenu le nom. Et puis, déjà, qu’est ce qui prouvait qu’ils existaient ces dieux ? Certes, Gokû connaissait qu’il y avait la trinité bouddhique, mais après ? Enfin, Gokû savait que les divinités existaient, car c’étaient eux qui l’avaient enfermés pendant 500 ans sur le mont Gogyo.


*Les pêches sont à moi !*

Pensa Gokû dans ses pensées en apercevant l’arbre dont il aimait tant manger les fruits. Il se dépêcha d’aller y grimper, tel le singe qu’il était et, entendant son ventre gargouiller pour annoncer que c’était l’heure de manger, il prit l’une des pêches pendues à l’une des branches, et commença sa dégustation favorite, en espérant le plus fort possible que Sanzô ne passe par là.
Et les minutes passèrent sans que personne ne sache que le brun était là. Il en profitait, et continuait toujours de manger des pêches, en faisant attention de choisir les bien bonnes, les biens mûres, ne craignant aucunement pas l’apparition d’un quelconque dieu ou d’une quelconque déesse, vu qu’il pensait que ceux-ci restaient tranquillement dans leur monde. Et on l’appela.

Cette voix qui venait de prononcer son prénom, faisait partie des voix qu’il reconnaitrait entre mille. Celle d’un homme aux yeux verts et aux cheveux noirs, dont le nom était…


- Hakkai !

Gokû qui avait encore une pêche déjà entamé à la main, descendit rapidement de l’arbre, et alla saluer son ami.


- Tu n’as pas croisé Sanzô en chemin j’espère ? Et euh…Qu’est ce que tu viens faire ici ?

Le singe se mit à sourire, heureux de voir autre chose qu’un moine chauve qui le regarde avec mépris, ou juste un moine blond muni d’un baffeur et d’un flingue qui risquait de le tuer s’il voyait toutes les pêches qu’il avait mangé.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Dim 3 Jan - 14:28

Quand on avait un animal de compagnie comme Gokû, on avait toujours intérêt à savoir où il était et quelle bêtise il inventait. Sinon on était sûr que quelque chose de vraiment chiant allait arriver.
Et Sanzô avait horreur des choses vraiment chiantes. C’était d’ailleurs à se demander pourquoi il avait ramassé l’idiot de singe, lui-même se posait la question parfois.

Sauf que malheureusement il ne pouvait pas mettre une laisse à Gokû pour l’attacher à un poteau, même pas quand la trinité Bouddhique le convoquait. Et c’était une erreur. S’il avait pu le faire, au moins il était certains que pendant ce temps le singe ne ferait aucune connerie, mais là il n’était sûr de rien. Qui savait où son estomac allait le mener ?

A cause de cela, pendant que les dieux lui parlaient, il n’arrivait pas à être totalement attentif. Plus préoccupé par ce qu’il allait trouver en sortant que par leur discours.


- Sanzô, est ce que tu nous écoutes ?

Le moine dépravé réagit immédiatement :


- Bien sûr, je suis à votre écoute
- On dirait pourtant que tu sembles préoccupé.


Le blond haussa les épaules :

- Ce n’est rien

Et les dieux reprirent leur parlotte.

*Gokû si tu fais une connerie je te bute*

Une éternité plus tard, Sanzô fut enfin libre. Immédiatement il partit à la recherche du ouistiti, qui de toute évidence ne l’avait pas attendu bien sagement.
Derrière lui parfois il entendait les moines dire du mal du singe, et le blond se retrouvait projeté en arrière quand c’était de lui que parlait les rumeurs.
Ces idiots chauves ne changeaient donc jamais…

Bref, où irait Gokû s’il avait faim – comme toujours – et qu’il ne se trouvait sous la surveillance de personne. Sanzô n’eut pas à réfléchir bien longtemps, il y avait un endroit remplis de nourriture à volonté pour un con de singe et c’était le pêché sacré de la déesse Kanzéon.
Le faux moine s’y dirigea donc, pour surprendre un Gokû une pèche à la main, et des restes autour de la bouche.
Ni une, ni deux, Sanzô sortit son Harisen – appelé aussi baffeur – et donna un coup sur la tête du singe.


- Abruti de singe, t’es vraiment pas capable de te tenir !

Puis se tournant vers Hakkai, lui demanda sur le ton « Sanzôtien » :

- Et toi qu’est ce que tu fais ici ? T’es encore trop indulgent avec ce débile de singe !

Parce que si on le laissait dévorer des pèches sans jamais l’engueuler, on pouvait être sûr que bientôt il n’y aurait plus un seul fruit dans l’arbre. Ce trou sans fond était sûrement capable d’engloutir les pèches, les noyaux, et même le péché entier lui-même si l’on n’y prenait pas garde.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Dim 3 Jan - 14:48

Hakkaï eut le temps de se retourner pour voir arriver Sanzô et l'orage coutumier qui allait de pair, et prépara en conséquence le sourire gêné approprié à la situation. ça allait barder, et pas que pour le petit singe... Bien entendu, après le traditionnel coup de baffeur, ce fut au tour du jeune homme d'en prendre pour son grade.

- Et toi qu’est ce que tu fais ici ? T’es encore trop indulgent avec ce débile de singe !

Et voilà, pensa Hakkaï, c'est parti. Je me demande s'il peut passer une journée sans s'exciter sur tout ce qui bouge, et même sur ce qui ne bouge pas. Enfin, bon, y'a plus qu'à désamorcer la bombe.


- Sumimasen, Sanzô,
dit-il en se grattant l'arrière de la tête comme en toute circonstance gênante. On allait commencer la leçon.

Normalement, ça devrait suffire... au pire, il s'allumera une cigarette et pestera encore tout seul un moment. Enfin, j'espère.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Dim 3 Jan - 16:27

Gokû était vraiment tout content de voir Hakkai, même s’il avait complètement oublié qu’il avait cours aujourd’hui, car de toute façon avec sa mémoire de poisson il ne pouvait pas faire autrement que d'oublier ce genre de choses. Les seules choses qu’il retenait était uniquement le nom des différents plats qu’il avait mangé jusqu’à aujourd’hui, son nom, celui de Sanzô, celui de Gojyo et celui d’Hakkai, et quelques détails sans importance, même s’il fallait l’avouer, il retenait parfois les cours du jeune homme aux cheveux noirs et aux yeux verts.
Avant que son professeur attitré ne puisse lui répondre, il sentit un grand mal de tête. Ah, ce qu’il craignait le plus était arrivé, Sanzô l’avait surprit dans son dos à avoir une pêche de l'arbre dans les mains.


- Aaaiee, maieuuh

S’exclama le singe au coup de baffeur, et à la phrase du blond qui le traitait une nouvelle fois de plus d’abruti de singe. Il se frotta la tête à cause du coup qu'on venait de lui infligé. Ce n’était pas de sa faute s’il avait été volé des pêches sur l’arbre, c’est parce qu’il avait faim, tout simplement. Et quand on a faim et qu’on sait où trouver à manger, on n’hésite pas à y aller. Comme si le frigo, par exemple, nous appelait. Et on prend la nourriture qu’on y trouve, même s’il ne faut pas, même si c’est mal, même si on ferait mieux de s’en empêcher parce qu’on va grossir. Enfin Gokû avait cet avantage de ne pas grossir même avec tout ce qu’il ne cessait d’engloutir quasiment 24h/24.
Entre ses 7 repas par jour préférés, il rajoutait encore des moments où il mangeait, et sa vie se résumait à jouer, manger, manger, Sanzô et encore jouer, encore manger, encore manger, encore Sanzô, etc.… Comme une boucle qui n’en finit plus. Cette boucle ressemblait d’ailleurs étrangement à celle du rythme de vie des animaux.

Sanzô avait dit à Hakkai qu’il était trop indulgent, c’était plutôt le moine qui était trop violent. Qu’est ce que ça faisait qu’il vole des pêches que personne n’irait manger parce que la déesse machin chose n’allait sûrement pas descendre les manger ? Elles allaient pourrir, ça allait les gâcher, ça serait nul. Surtout si Gokû allait être obligé de supporter ce spectacle des pêches pourrissant dans l’arbre, ou par terre. Avec le brun, on ne gâche pas la nourriture sinon c’est le plus gros blasphème qui puisse exister !
Enfin, son « professeur » annonça au blond qu’ils allaient commencer la leçon. Au mot « leçon » le petit cerveau de Gokû fit « tilt ». Ah oui, c’est vrai, aujourd’hui il avait cours ! C’était logique alors qu’Hakkai soit venu au temple… Mais pour Gokû, voir la tête de son ami, ne le surprenait jamais, ça le rendait juste heureux, et il oubliait toujours que celui-ci lui apprenait des choses, comme écrire, lire, compter.
Et dire que le singe avait 500 ans, et qu’il était encore incapable de savoir écrire des choses correctement exprimées. Surtout que son cerveau si petit n’appréciait que le mot « nourriture » ou « Sanzô » ou « jouer » ou le prénom de ses deux autres amis.
Un vrai enfant. Ou un vrai singe. Allez savoir.
Le singe prit la parole en s’adressant à Hakkai.


- Ah, c’est vrai tu vas m’apprendre encore des trucs aujourd’hui.

Il fit un grand sourire, il aimait bien les leçons de son ami, parce qu’à chaque fois il finissait toujours pas obtenir de la nourriture, histoire de bien remplir son ventre qui semblait se remplir à l'infini. Il était déjà pressé de pouvoir manger sa récompense, tout content, tout heureux, tant qu’il oublia le coup de baffeur que Sanzô lui avait mit il y a quelques secondes et en face du moine, continua sa pêche qu’il avait commencé à entamer.

- Qu’est ce que tu va m’apprendre aujourd’hui ?

Sa phrase vous parait compréhensible, mais en réalité, elle ressemblait plus à : « quèchquchetuvamchapprenchrechauchourchui ? » vu qu’il avait des morceaux de pêche dans la bouche, et qu’il mangeait. Si Hakkai y comprenait quelque chose, il était chanceux. Puis, se tournant vers Sanzô :

- Ah et t’étais passé où Sanzô ?

Enfin, dans le langage « Gokû mange la bouche pleine » ça donnait ça : « chaetchéchaischasséchouchanjo ? ». Gokû posait cette question, parce que si Sanzô ne l’avait pas retrouvé sur l’arbre avant, c’est qu’il était quelque part ailleurs, mais où, il n'en savait rien.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Lun 4 Jan - 19:59

- C’est vrai que tu joues au prof.

Sanzô avait complètement oublié qu’Hakkai donnait des cours à Gokû, en même temps vu que le singe ne semblait pas retenir grand-chose, pas étonnant que le moine ne s’en souvienne pas. Le babouin lui faisait parfois penser à un courant d’air, il était toujours partout à la fois et surtout là où y avait de la bouffe, et sa tête ne semblait composé que de vent, un apprentissage rentrait par une oreille et aussitôt sortait par l’autre.

D’ailleurs il avait déjà oublié le coup qu’il venait de se recevoir, et mangeait devant Sanzô sa pêche volée comme si de rien n’était.


*Ce con de singe se fout de moi*

Cependant il ne le frappa pas, inutile de bousiller aussi vite le peu de neurone qui restait à Gokû. Et puis celui-ci semblait vraiment content d’apprendre des choses avec Hakkai.

*A mon avis c’est surtout parce qu’Hakkai le nourrit*

Pourtant il demanda quand même à son « professeur » ce qu’il allait lui apprendre. Du moins c’est ce qu’avait compris Sanzô, vu que l’idiot de singe mangeait la bouche pleine.
Il s’était souvent demandé comment il faisait pour comprendre ce que disait Gokû même quand il était incompréhensible, et au final il en avait conclu qu’on avait du lui refiler des dons à la naissance pour le préparer à cet avenir.


*Comprendre ce que dit un abruti de singe quand il parle la bouche pleine, tu parles d’un don*

Il aurait préféré avoir un truc plus utile, par exemple avoir le pouvoir de créer des clopes en appuyant sur un bouton, ou d’être muni d’une arme qui ferait taire les singes.
Alors qu’il allumait une cigarette, histoire de s’occuper les doigts, la bouche et les nerfs, Gokû s’adressa à lui, toujours la bouche pleine, sortant une phrase incompréhensible à laquelle pourtant Sanzô réussit à répondre.


- J’étais convoqué à la trinité Bouddhique, c’était chiant.

En plus les dieux n’avaient finalement rien de nouveau à lui apprendre, ni rien d’intéressant à lui dire, ils voulaient juste savoir où en était la mission – comme s’ils l’ignoraient - et avaient donnés quelques conseils. Bref, rien de très folichon.

- Et toi pendant ce temps t’étais encore entrain de faire des conneries, maudit singe. A se demander où Hakkai trouve la patience pour t'apprendre des trucs que tu retiens pas de toute façon
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Lun 4 Jan - 23:44

Hakkaï se demanda si Sanzô allait retenir son baffeur le temps que Gokû finisse sa pêche, puis finit par se dire qu'en partisan extrémiste de la notion de moindre effort, il était peu probable que le bonze se sente l'énergie de lever le bras une seconde fois.

Gagné, il ouvre la bouche !

- C’est vrai que tu joues au prof.

Le jeune homme sourit au moine blond qui le dévisageait l'air de dire :
"T'es vraiment cinglé de donner des cours à un singe qui n'a que du vent et du jus de pêche dans le crâne."
Mais Hakkaï ne jouait pas au prof : il l'était, somme toute, même s'il n'avait toujours pas trouvé de travail près de la petite maison passablement délabrée que Gojyô et lui occupaient. Et puis, Sanzô lui avait avoué plus d'une fois que les cours avaient un avantage, c'était de faire tenir tranquille Gokû pendant au moins quatre heures par semaine, ce qui faisait très clairement des vacances au moine. Mais ça, il n'était jamais très bon de le lui rappeler. Hakkaï se contenta donc de hocher la tête, sans quitter le sourire calme et apaisant qu'il utilisait toujours dans ce genre de circonstances.

- Qu’est ce que tu va m’apprendre aujourd’hui ?


Avec la pulpe de pêche dans la bouche, ça ne donnait pas quelque chose de très compréhensible mais le jeune homme avait l'habitude que son élève ait à peu près toujours la bouche pleine, aussi s'était-il habitué au langage "Gokû-qui-mange" non sans avoir tenté de lui faire comprendre que ce n'était pas très poli. Mais le petit singe réitéra aussitôt, en s'adressant cette fois à Sanzô :

- Ah et t’étais passé où Sanzô ?

Tiens, bonne question. La Trinité Bouddhique, sans doute, mais pour quelle raison ? Hakkaï ne connaissait pas la mission dont Sanzô était chargé en ce moment : il ne lui en avait pas fait part et le jeune homme n'était pas du genre à forcer la confidence.


- J’étais convoqué à la trinité Bouddhique, c’était chiant... Et toi pendant ce temps t’étais encore entrain de faire des conneries, maudit singe. A se demander où Hakkai trouve la patience pour t'apprendre des trucs que tu retiens pas de toute façon.


Ah, ça, je me pose aussi la question, parfois, s'avoua Hakkaï. Mais enfin, ça soulage Sanzô, c'est un maigre tribut par rapport à l'énorme dette que j'ai envers lui. Qu'est-ce que c'est que donner des cours gratuits à un petit garçon, face au don d'une nouvelle vie et d'un autre nom ?
Et puis, Gokû a un vrai don pour faire passer la tristesse et les soucis. Quand je suis avec lui, il éloigne les fantômes de mon passé. D'ailleurs, il retient certaines choses, peu à peu. C'est bien que ça sert à quelque chose.

- Ne t'inquiète pas pour ça, il va te laisser en paix pendant deux bonnes heures, pas vrai, Gokû ? Qu'est-ce que tu dirais d'apprendre à écrire le nom de tes plats préférés ? Si tu arrives à en écrire un sans faute, je te le cuisine pour le prochain cours.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mar 5 Jan - 9:22

[Après une heure de maths de vecteurs et de truc bidule, quel plaisir de jouer Gokû qu'a rien dans son cerveau :D Si mon post est pas génial, c'est la faute du temps u_u.]

C'était vraiment surprenant que Sanzô puisse comprendre le langage un peu particulier de Gokû. Peu de gens réussissaient à comprendre les gens quand ils parlaient la bouche pleine, et le jeune singe qui mangeait tout le temps parlait TOUJOURS ainsi. Alors sûrement que le blond - pauvre de lui - c'était habitué à ce langage si malpoli et malpropre du brun qui ignorait que c'était mal de parler ainsi. Sanzô finit tout de même par annoncer qu'il avait été convoqué par la trinité bouddhique. Ah, eux. Gokû ne savait pas grand chose de ces gens, il savait que c'était des dieux comme la déesse truc bidule Zon mais a part ça il ne savait pas. Après tout, il savait peu de choses, alors pourquoi retenir des détails aussi inutile que ceux des dieux de la trinité Bouddhique ? Enfin. Sanzô lui reprocha que pendant ce temps il était entrain de faire des conneries. Baaah, il avait juste voler quelques pêches à l'arbre d'une déesse qui ne venait jamais, ce n'était pas grand chose par rapport à ce qu'il pourrait faire d'habitude... Peut-être que Gokû ne retenait réellement pas grand chose aux cours d'Hakkai, mais il aimait bien apprendre tout ce qui concernait la nourriture, et que surtout il était récompensé par ce qu'il apprenait, donc c'était super bien pour l'estomac du jeune goinfre qui semblait ne jamais se remplir entièrement.

Enfin, son "professeur" annonça ce qu'ils allaient apprendre. Ecrire le nom des plats préférés du jeune singe. Ah, mais la liste serait sûrement longue, à se demander comment Hakkai comptait cuisiner tout ce que Gokû adorait, vu que Gokû adorait tout. Quand on a faim au point que son ventre gargouille quasiment 24h/24 on est habitué à manger tout et n'importe quoi. Et a aimer tout et n'importe quoi. Mais bon, c'est ainsi que prit dans son élan de pouvoir manger s'il apprenait à écrire ce qu'on lui apprenait, le jeune homme aux cheveux longs - pour l'instant -, finit par énoncer la liste de tout ce qu'il aimait dans un sourire qui prédisait déjà l'extase qu'il aurait s'il réussissait la mission d'aujourd'hui - et il ferait tout pour -


- Aaah alors des nems, des râmens, du riz, des pêches, des tomates, des carottes, du lapin, du poulet, du calamar, des bananes aussi, des fraises, des nouilles sautés, des nems, des pêches, des pommes, des mandarines, des clémentines, du lapin, des bananes,...

Et la liste n'en finissait plus. Il répètait quelques aliments qu'il avait déjà dit, mais il ne s'arrêtait pas. Les yeux quasiment en étoiles tant il était content de bientôt pouvoir manger, sans même craindre un éventuel coup de baffeur parce qu'il ne cessait de parler, on ne savait jamais quand Sanzô pouvait frapper, mais souvent parce que Gokû se plaignait qu'il a faim, ou qu'il avait voler de la nourriture, ou qu'il avait fait une connerie ou bien tout simplement parce qu'il parlait trop. En continuant cette liste interminable, le jeune singe continuait de manger sa pêche, en s'en mettant un peu partout comme d'habitude, et en parlant la bouche pleine dans son langage Gokû parle la bouche pleine. Après tout, si Sanzô et Hakkai le comprenait ainsi, il n'avait aucunement pas besoin de faire des efforts pour parler correctement. en même temps de faire sa liste, son ventre se mit à gargouiller

- Aaah, j'ai faim maintenant !

Et allez comprendre comment le jeune singe pouvait avoir faim en mangeant.... Si une citation lui allait bien c'était bel et bien "il n'a pas mangé depuis des siècles" pour avoir faim quand il mange. C'est dans ces moments là qu'on comprenait que Sanzô ait toujours son baffeur sur lui, si Gokû était aussi goinfre que ça...Mais après tout, son cerveau était fait à moitié pour ne penser qu'à la nourriture. Et ça se voyait quand on voit que les seuls cours qu'il parvient à retenir le plus souvent c'est bel et bien ceux qui parlent de nourriture. Demandez lui d'écrire "La vie est belle et le soleil est beau" il ne saura pas. Mais demandez lui d'écrire "J'aime manger et j'ai faim" et là il saura tout de suite quels sont les idéogrammes pour chaque mot.

[Maintenant, j'avais déjà faim, mais maintenant ça a empiré en jouant Gokû T___T Ah et la prochaine fois que je pourrais répondre c'est éventuellement demain ou vendredi T.T ou jeudi mais y 33% de chances que j'ai un ordi -_-'.]
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mar 5 Jan - 11:23

Hakkai devait aussi avoir un don caché, dans le genre « je sais comment faire pour que Sanzô reste à peu près calme et qu’il n’est pas envie de tuer toute l’assistance dans la seconde qui suit ». C’était à la fois vexant et plaisant.
Vexant parce que Sanzô aimait son caractère de merde et ne l’aurait échangé pour rien au monde – rien que d’imaginer qu’il aurait pu être « gentil » lui donnait des maux de têtes et des cauchemars – et que cela lui donnait toute autorité le plus souvent.
Plaisant parce que parfois sortir son flingue et menacer tout le monde était franchement fatigant, et comme ça au moins il allait être débarrassé de Gokû pendant deux bonnes heures.

Plus, si vraiment Hakkai comptait lui apprendre à écrire tous les noms des plats que le singe aime.


*Je le sens mal là*

Et effectivement il avait raison, parce qu’aussitôt que le professeur avait fait sa proposition de cours, Gokû s’illuminant de joie – on parle de bouffe alors forcément – commença à énumérer tout ce qu’il aimait manger. Quand on dit tout c'est-à-dire beaucoup de choses vu que le singe mangeait… absolument de tout.
Si on avait pu décrocher le soleil du ciel et lui donner, comestible ou pas, le singe l’aurait sûrement dévoré tout cru sans se poser la question - et aurait encore eut faim après ça.
Il était certain qu’Hakkai aimait prendre des risques, si Sanzô avait du jouer au professeur il aurait abandonné au bout de la sixième seconde et aurait fait un trou entre les deux yeux du singes, qu’il soit bête pour quelque chose au moins.
Et pourtant, même en pensant ça, il arrivait à le supporter, et plutôt même très bien puisque Gokû était encore en vie et en bon état.


*Y a des jours où je me demande si je ne deviens pas aussi taré que cette bande d’andouilles*

Et le babouin continuait à énumérer, se répétant par moment, sans s’arrêter, sans même prendre le temps de respirer. Pas étonnant, s’il avait pu manger plutôt qu’inspirer et expirer il l’aurait fait. C’était limite maladif là.
Sanzô préférait presque quand il ramenait un clébard couvert de boue, au moins il se la fermait.

Peu à peu la « patience » du moine déjà très minime se réduisait, il allait bientôt craquer si Gokû ne se la fermait pas. C’est quand il s’écria qu’il avait faim, alors qu’il avait encore pleins de pêches dans la bouche que Sanzô explosa et sortant son baffeur envoya valser le singe plus loin.


- Maintenant ferme là débile de singe !!!!

Poussant un soupire, il se ralluma une clope alors même qu’il venait de finir l’ancienne.

- Hakkai, débarrasse-moi de ce babouin où j’en fais de la purée de singe aux tripes de singes !

[HRP : j'adore vos postes bande de joyeux drilles <3]
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mar 5 Jan - 14:34

En voyant la tête de Sanzô se décomposer à l'instant où Gokû commença sa phénoménale énumération, Hakkaï eut beaucoup de peine à se retenir d'éclater de rire et pinça les lèvres pour ne pas se trahir : c'était un coup à ce que le bonze lui tire dessus, à lui, ce qui ne lui était certes encore jamais arrivé, mais le jeune homme n'était pas naïf et savait parfaitement qu'il en était capable. Et sans remord, encore.

Heureusement, Hakkaï n'avais pas mis très longtemps à connaître et comprendre toutes les réactions d'un Sanzô dans son état normal et moyen, et appris en conséquence et à une vitesse accélérée comment le calmer et éviter qu'il ne tire n'importe quand et sur n'importe quoi. Il avait fait exactement pareil avec Gokû et Gojyo : Hakkaï avait une très grande capacité d'adaptation lorsqu'il s'agissait de calmer les gens et de vivre en bonne intelligence avec tout le monde. Sauf quant il s'énervait, ce qui était aussi rare que dangereux.

Tout en cherchant à réfréner son rire, il notait mentalement la liste des mets que le petit singe piaillait, sans oublier les nombreuses répétitions, pour lui faire regretter amèrement de s'être donné autant de travail à lui-même... et de s'être montré aussi chiant, il fallait bien le dire.

C'était tout à fait le genre de Hakkaï d'être tout à la fois gentil, sadique, souriant, cynique, serviable et exigeant. Et plus, si affinités. S'il savait que le ouistiti aurait tout oublié des idéogrammes le lendemain, il se doutait aussi qu'il se souviendrai des conséquences que peuvent avoir des mots malheureux, surtout lorsqu'ils sont nombreux et incontrôlés.


*Ah ! Sanzô va craquer, là !*

Le claquement d'un baffeur arrêta Gokû au milieu du mot "ramen".


- Maintenant ferme là débile de singe !!!!


*Il a craqué.*

Le jeune homme constata avec un soupçon de consternation que le bonze se rallumait une cigarette alors que le mégot de la précédente fumait encore.

*Il est encore plus nerveux que d'habitude. ça promet ! *

- Hakkai, débarrasse-moi de ce babouin où j’en fais de la purée de singe aux tripes de singes !

Cette fois, le jeune homme sourit vraiment, en essayant d'imaginer un Gokû en purée.

- Haï haï ! Tu viens, Gokû ?

En effet, il était largement temps de laisser Sanzô se calmer, pour autant que le bonze pût être calme. La seule ombre au tableau, c'est qu'à part le bureau du moine, il n'y avait aucun endroit où donner des leçons à un singe dans ce temple, si grand fût-il. Heureusement, l'avantage des leçons d'écriture, c'est qu'elles étaient silencieuses et que le temps que Gokû finisse de tracer laborieusement un idéogramme, Hakkaï et Sanzô pouvaient discuter tranquillement, pour autant que le moine souhaite parler, ce qui arrivait généralement lorsque la Trinité Bouddhique saoulait trop leur bonze. Sinon, le jeune homme avait prévu un bon bouquin. Et vu la liste de travail que Gokû s'était donnée, soit les deux jeunes gens auraient une longue discussion, soit Hakkaï finirait son livre.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mar 5 Jan - 16:29

Quand on s'appelle Gokû, qu'on est né d'un rocher, qu'on a été enfermé durant 500 longues années sans manger ni boire, on finit par ne pas être intelligent. Je sais bien qu'il n'y absolument aucun rapport dans ce que je dit, mais réfléchissez. N'avoir comme parent qu'un rocher et un bout de terre, ne permet pas d'avoir une super éducation. a part à être doué en géologie, mais à part ça... Quand on oublie notre passé et qu'on est enfermé pendant 5 siècles, on n'a aucun moyen pour apprendre que 2 siècle plus 3 siècle égal la durée de notre enfermement. Même si on sait parler, au point de savoir prononcer le mot : "Sanzo", "Soleil", "Appeler" ou "J'ai faim". C'est sûrement pour ça que Hakkaï - quel courageux cet homme - apprenait à Gokû les diverses choses de la vie, comme par exemple "Il était une fois un cordonnier qui vendait des chaussures". Et non pas il était une fois une marchande de foie qui vendait du foie. Enfin, le "professeur" au crétin de singe utilisait quasiment toujours l'âppat nommé nourriture pour que son élève apprenne, alors...

Mais passons. Alors que Gokû s'était exclamé soudainement - interrompant son interminable liste - qu'il avait faim, des morceaux de pêche dans la bouche, le blond n'en put plus, ne le supporta plus - et on le comprend - et finit par craquer, envoyant voler un peu plus loin le pauvre singe d'un seul coup de baffeur assez fort pour qu'il éprouve un mal de tête peu grave, mais qui sûrement allait lui laisser des marques, comme par exemple une magnifique bosse sur le haut du crâne. ainsi, pendant que Hakkaï lui disait de venir, le pauvre singe se frottait la tête, tentant vainement de calmer le mal de tête infligé par l'éventail du bonze dépravé. Si Gokû avait été un peu plus intelligent, il aurait sûrement put se douter que faire une liste qui durerait éternellement, et s'exclamer avoir faim alors qu'on mange, méritait bel et bien qu'on se taise, qu'on se fasse taire surtout. Et il fallait l'avouer, sur ce point d'avoir toujours faim, le chimpanzé était quelque peu désespérant.

Enfin, en continuant de se frotter la tête, le ouistiti finit tout de même par se rendre compte qu'il avait finit sa pêche. Ah, quelle désolation. Surtout qu'en réalité, la moitié avait volé au coup de baffeur de Sanzô. Quel gâchis ces petits bouts de pêche éparpillés par terre. Quelle calomnie. Blasphème. Sacrilège. Pauvre petite nourriture qui n'avait pas été mangée. Oh, rage. Oh désespoir. Oh baffeur ennemi. Adieu magnifique et délicieuse pêche à présent gisant par terre. Bonjour résidus orange et rouge, moches, ne ressemblant plus à rien. Avant de se mettre à suivre Hakkaï, Gokû jeta un regard rempli de désespoir et de tristesse face au crime que le pauvre reste de pêche avait subit. Ah...Si seulement monsieur Harisen/baffeur évitait de lui faire si mal au point de lâcher sa nourriture si divinement sacrée. Mais il aurait beau le souhaiter autant qu'il voudra ou le demander sur tous les toits, tout ce que Gokû récupérerait, sera un éternel coup de ce monstre nommé baffeur.

En commençant à suivre Hakkai, le macaque ne put s'empêcher d'exprimer sa tristesse face au fruit perdu.


- A cause du coup de Sanzô, la pêche est morte

La pêche était déjà morte à la base. Au moment où il avait croqué dedans. Et même, au moment où il l'avait décroché de l'arbre. Mais ça, Gokû l'ignorait. Pour lui, une pêche non mangé et morte, est immangeable. Donc morte. C'était sur un ton de désespoir que Gokû avait dit ces mots. Adieu pêche chérie.

- Alors, la première chose que je veux savoir écrire, c'est pêche.

Pour faire son deuil.

[Kuhuhuhu. Adieu petite pêche xD Momoooo ! (tiens c'est moi u_u)]
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mar 5 Jan - 19:25

Alors que le faux moine fumait, bouillonnant, le « professeur » demanda au babouin de venir.
C’est ça Hakkai, emmène loin ce singe de l’espace vitale de Sanzô, qui soit disant avait besoin d’être hyper large, genre un pays, ou deux.
Quoi que sans quelques petits yokais dans le coin il finirait par s’ennuyer. Il a bien dit YOKAIS, il n’a pas dit ni Gokû, ni Hakkai et encore moins Gojyo. Il pensait plutôt à des vilains Yokais pas beau et tout velu à butter, même si normalement un moine ne devrait pas avoir ce genre de pensées.

Enfin hors sujet, voilà ce qui arrive à force de trainer avec des andouilles, on laissait son esprit se balader n’importe où histoire de fuir la réalité.
Surtout quand Gokû joua encore avec la patience de Sanzô en se plaignant à cause du fruit qu’il n’avait pas pu terminer.


*A cause de mon coup ? A cause de ta connerie surtout ouais*

Le singe ajouta que la première chose qu’il voulait apprendre donc était le mot pêche.

*C’est ce que je vais te mettre dans la tronche si tu continues à me provoquer, une pêche*

Mais il se retint, tira une latte, et recracha de la fumée, laissant le con de babouin et Hakkai s’en aller… En direction de son bureau.

*Et merde c’est vrai qu’ils travaillent dans mon bureau*

Et lui qui voulait être tranquille un instant. Bon c’est vrai, il pourrait juste se balader… Mais se balader c’était pas trop son truc. Puis Gokû était plutôt calme quand il écrivait, et c’était presque marrant de voir son air hyper concentré sur son travail, alors qu’il faisait ça rien que pour bouffer après. Presque, parce que bon pour que réellement Sanzô trouve un truc drôle fallait se lever tôt – et encore ça serait sûrement insuffisant.
Il pourrait fumer, taper la causette avec Hakkai, et puis comme Gojyo n’était pas là ça irait, normalement.
D’ailleurs où était le dernier idiot de l’équipe ? Sanzô préférait ne pas savoir, vu que la réponse devait être : dans un endroit pleins de perversité, de jeu, d’alcool et de filles.

Bref il suivit Hakkai et Gokû jusqu’à son bureau, une fois dans les lieux il s’assit tranquillement sur une chaise dans un coin, mit ses lunettes, ouvrit son journal et commença à lire.



[HRP : truc pour rien dire, mais Sanzô avec ses lunettes est trop sexy graou]
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mar 5 Jan - 19:56

- Alors, la première chose que je veux savoir écrire, c'est pêche.

*Bon, et bien avec ça j'aurai la paix un moment, moi aussi.*

Il comptait sur le fait que Gokû n'était réellement pas doué pour la calligraphie et que le kanji de "pêche" n'était, qui plus est, déjà pas le plus simple. Derrière eux, il entendait presque Sanzô râler en se souvenant qu'ils travaillaient dans son bureau et qu'il n'avait pas tellement d'autre choix que les suivre, ou aller voir ailleurs. Le jeune homme, toutefois, espérait bien que le bonze les suivrait. Il avait quelque chose à lui annoncer, quand le moine serait un peu plus réceptif.

Il fit rentrer son élève dans le bureau de Sanzô, prit une feuille dans la réserve, un pinceau, de l'encre et lui calligraphia le Kanji de "pêche" avec sa rapidité et sa précision coutumière. Puis il lui tendit le pinceau.


- Voilà, dit-il. Pêche. Tu essaies de le refaire ?

Ce n'était certes pas très pédagogue, pour une fois, mais le jeune homme était un peu trop préoccupé pour s'attarder sur ce genre de détails. Il détestait montrer son inquiétude et comme c'est ce qu'il s'apprêtait à faire, son rôle de professeur en prenait un petit coup dans l'aile. Entretemps, Sanzô était entré, avait pris ses lunettes et s'était mis à lire le journal. Ainsi assit, à demi caché par le vaste papier, la lumière jouant sur les verres de ses lunettes, il avait quelque chose de très gracieux. Hakkaï s'attarda une fraction de seconde à le regarder.

*Bien, il vaut mieux que je le lui dise maintenant, j'imagine...*

Il fit un pas vers le bonze, soucieux de ne pas le surprendre, et attrapa son coude droit avec sa main gauche, comme s'il avait subitement très froid. Quelque part, il avait effectivement subitement très froid, très froid au coeur. Comme si un stalactite y pénétrait. Il frotta un peu son bras avec ses doigts, pour se donner une contenance. Il n'était pas à l'aise avec ces choses-là.

- Sanzô, je sais que tu t'en moques mais... ça fait une semaine et demie que Gojyô n'est pas rentré.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mer 6 Jan - 13:25

[HJ : C'est top d'écrire de la main droite sur Photofiltre pour faire le kanji de la pêche façon Gokû u_u]

Tout content de pouvoir dans quelques minutes manger des pêches, le jeune singe ne put que sourire, sautiller partout, son ventre aussi, heureux de bientôt pouvoir se remplir, c'est ainsi, dans cette attitude là, en évitant d'oublier la pauvre petite pêche morte, qu'il suivit Hakkai, pressé de savoir écrire tous les mots des plats qu'il adorait, bien qu'il y en aurait un sacré paquet. Mais ça, Gokû n'y avait pas pensé, ne pensant qu'à la nourriture, rien qu'à ça. Comme d'habitude quoi. Son cerveau ne voit que de la bouffe, de la bouffe...Et Sanzo. Enfin, arrivés au bureau, Hakkai fit le modèle du kantruc - Gokû n'a toujours pas retenu comment s'appelait le nom des idéogrammes. - qui signifiait pêche, et le petit ouistiti le regarda longuement. Alors deux barres avec des branches, sa ressemblait à un arbre, peut-être un pécher justement ? Peut-être que ce kanchose faisait lui aussi pousser des pêches ? Si c'était le cas, alors surement que le singe pourrait manger ses fruits. Sa serait super génial ! Et ce fut dans un gargouillement de ventre, et en approuvant de la tête ce que son "professeur" lui avait dit à propos de le refaire, que Gokû prit la plume et fit trois traits. Il fit ressortir les racines par la droite au trois, et fit des branches en essayant de les faire comme sur le modèle... Ce qui donna ça :


Par rapport à l'état naturel du kanji, celui de Gokû ne ressemblait pas à grand chose. On aurait plus dit un essai de kanji avec des espèces de branches sortant de partout. Même un arbre était plus joli. Enfin, il fallait bien qu'il s'améliore, et même si Gokû n'était pas super intelligent pour voir les choses, il réussit à s'apercevoir que par rapport au modèle, son kanji ne ressemblait absolument à rien. Il y avait certes trois troncs comme sur le dessin, mais sinon, ça ne ressemblait pas à ça... Alors, Gokû tout courageux, reprit sa mission. Tentant de faire un peu mieux. Trois troncs et des branches.


Le second essai était encore pire que le premier. Certes ils étaient fait un peu à la va vite, mais tout de même...Enfin, Gokû entendit une partie de la conversation de Hakkai et Sanzô.


- Une semaine et demie que Gojyô n'est pas rentré.

Quoi ? Où était passé l'autre imbécile de kappa ? Comment ça il n'était toujours pas rentré ? Lâchant sa plume, abandonnant l'encre, oubliant la pêche, pas inquiet, non juste surpris, Gokû se rapprocha de la conversation. Peut-être que Gojyô c'était trouvé une petite amie avec laquelle il bécottait dans un coin, et que du coup, il n'était pas près de revenir, vu qu'il avait trouvé son âme soeur. Enfin, ce n'était qu'une supposition, que le singe pensait à moitié, en fait lui sa se résumait à :

*Il a peut-être oublié de revenir parce qu'il a encore trop été avec une fille*

- Il à dut mourir de faim alors.

Même si ces pensées étaient différentes de ces paroles, si le kappa était mort de faim, Gokû compatissait un peu avec lui. C'est vrai, c'était horrible d'avoir faim. Enfin, le jeune singe regardait Hakkai et Sanzo, après avoir sortit sa phrase tout à fait stupide. Mais digne de lui.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mer 6 Jan - 14:14

Sanzô avait sûrement sentit l’inquiétude d’Hakkai, mais ne s’en était pas préoccupé. Si l’autre avait quelque chose à lui dire, il le ferait, et s’il voulait garder ses ennuies pour lui et bien tant mieux ça éviterait au moine d’avoir à partager.
Assit dans son coin entrain de lire, il avait observé du coin de l’œil le « professeur » donner son cours au petit singe. Et alors que l’autre commençait son travail avec un air à la fois sérieux et remplis de gourmandise, Hakkai s’approcha du blond.


*Allons bon, que va-t-il m’annoncer ? Un truc pas trop chiant j’espère*

Il essaya de faire celui qui n’avait pas remarqué et se concentra dans son journal, peine perdu puisque l’autre lui parla quand même. Le bonze dans un soupire se força à quitter des yeux sa lecture –pas très intéressante- et leva les yeux sur Hakkai.
Ce qui était bien quand on était Genjo Sanzô, c’est que même en position de faiblesse (donc en position assise quand l’autre était debout), son regard semblait quand même écraser les gens.


- Sanzô, je sais que tu t'en moques mais...

*Bon vas-y accouche, on va pas y passer la nuit*

- ça fait une semaine et demie que Gojyô n'est pas rentré.


Allons bon. Le Kappa pervers disparaissait dans un endroit interdit au moins de 20 ans, et voilà que Hakkai s’inquiétait. Il aurait pourtant dut savoir que ce n’était sûrement pas bien grave, que la blatte pourrie devait être au lit des femmes où à vider des bouteilles en jouant à des jeux de cartes spécial ivrogne. Et tant mieux, comme ça il n’était pas là à déranger Sanzô.

Il allait répondre donc de pas s’en faire, que c’était rien, que Gojyo allait revenir, et retourner dans son petit journal, mais Gokû fut plus rapide que lui, s’exclamant à voix haute que le Kappa avait du mourir de faim.


- Débile de singe, on n’est pas tous comme toi. Moi à mon avis il est plutôt mort noyé dans une bouteille d’alcool, la tête dans le caniveau.

Voilà le problème était réglé, Gojyo avait fait game over quelque part dans un lieu mal famé, et Sanzô n’avait ni l’envie, ni le temps de s’en préoccuper.

Hakkai ne devrait pas s’inquiéter comme ça pour rien, à moins qu’en fait il y ait autre chose caché là-dessous.
Il regarda le prof de bas en haut, puis de haut en bas, avec des yeux sarcastiques.


- Tss, c’est que tu parais vraiment inquiet pour ce Kappa inutile !

Mais Sanzô, lui, ne l’était pas, après tout Gojyo était assez grand pour faire ce qu’il voulait, et tant pis si Hakkai n’aimait pas ça.

- Franchement ce type n’apporte que des ennuies tu ne devrais pas t’en occuper.

Et sur cette dernière phrase, le moine retourna dans son journal


Dernière édition par Genjo Sanzô le Mer 6 Jan - 19:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Mer 6 Jan - 18:34

Les yeux violets de Sanzô rencontrèrent les yeux verts de Hakkaï et ils n'eurent pas besoin d'ouvrir la bouche pour se comprendre. Le regard du blondin était écrasant, mais il en fallait beaucoup plus pour démonter le jeune homme lorsqu'il était déterminé.

*ça te fais chier, je sais. Mais j'ai de bonnes raisons d'être inquiet.*

- Il a dû mourir de faim alors.

Hakkaï ne put s'empêcher d'esquisser un sourire. Tout à fait Gokû, pas de doute. Le poids qu'il avait sur le coeur s'allégea un peu, et il hasarda, sans bouger la tête, un oeil sur le ouistiti.


- Débile de singe, on n’est pas tous comme toi. Moi à mon avis il est plutôt mort noyé dans une bouteille d’alcool, la tête dans le caniveau.

Du Sanzô tout craché, pas de doute sur la question. Hakkaï se laissa détailler sans bouger par l'oeil sarcastique du bonze.


*Oui, je suis vraiment inquiet, si c'est ce que tu cherches à voir.*

- Tss, c’est que tu parais vraiment inquiet pour ce Kappa inutile !

*Pas assez pour que tu te bouges, on dirait...*

Et bien, oui, Hakkaï était inquiet et ne le cachait pas. D'abord et très accessoirement, parce qu'il aimait beaucoup Gojyô, tout pervers, profiteur, joueur, fumeur et coureur de jupons qu'il fût, mais aussi parce que, tant que le jeune professeur ne trouvait pas de travail, c'était lui qui payait le loyer. Tout de même.

- Franchement ce type n’apporte que des ennuis tu ne devrais pas t’en occuper.

Hakkaï vit avec une pointe d'exaspération le moine retourner à son journal. Comme d'habitude, cet égocentrique de première qualité (à se demander, au final, ce que les trois autres lui trouvaient pour rester avec lui !) prouvait qu'il n'avait absolument rien à faire du reste du monde en général et de ses amis en particulier. Il fallait une montagne d'arguments pour le faire réagir et pourtant le jeune professeur n'était pas prêt à abandonner la partie si vite. Il fallait juste faire preuve d'un peu de psychologie. Il s'écarta donc, se tourna vers le singe et fit un demi-pas avant de s'arrêter brusquement, de soupirer en sentant dans son dos le regard coléreux de Sanzô qui sentait tourner le vent et d'ajouter paisiblement :

- Je ne m'inquièterai sans doute pas en temps normal, Sanzô, mais... Il y a des rumeurs qui circulent sur une secte de Yôkaïs qui se sont donnés pour vocation de purifier leur race et s'en prennent aux enfants tabous ou à ceux qui ne sont pas nés Yôkaïs. Surtout que Gojyô est plutôt... voyant.

Puis il alla rejoindre Gokû, sourit en voyant ses tentatives de Kanji et en songeant qu'il n'aurait probablement pas à cuisiner pour le prochain cours.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Ven 8 Jan - 8:23

Après son affirmartion qui pour lui était très compatissante vu qu'il comprenait les gens qui avait faim et qui voulait manger, Sanzô sembla le remballer rapidement, tout d'abord en le traitant de débile de singe et que tout le monde n'était pas comme lui. Bah, Gokû avait juste proposé ça comme ça. Tant pis c'était faux. Ensuite, Sanzô annonça qu'il pensait que le kappa était plutot mort noyé dans une bouteille d'alcool. Mais, une image bizarre vient à la tête du singe, il imaginait Gojyo la tête dans une bouteille, et il se retint ainsi de rire, car en y pensant, c'était drôle. Très drôle. Hilarant même. Enfin, le "moine" continua en parlant à Hakkai, et Gokû qui avait envie de recommencer ses kanjis, alla s'occuper. Tout en réfléchissant à l'éventuelle mort du kappa, ou à où il pouvait se trouver. Alors, continuant son activité des branches et des trons tout en écoutant les paroles de Hakkai qui disait qu'il avait entendu parler de secte, il réussit à obtenir ça...


Plus il s'exerçait, plus Gokû s'améliorait. Même si ça ne ressemblait toujours pas à ce qu'il fallait. Mais il perséverait, souhaitant vraiment pouvoir manger tous ses plats préférés après. Que le kanji soit dur ou pas. Même s'il savait que la leçon serait bien vite terminé vu l'annonce de son professeur à propos du kappa. Mais, cela engendrerait sûrement autre chose, comme une balade afin d'aller bastonner un peu les vilains yokais tout pas beaux tout cons, ou juste les humains assez stupides pour faire des actes aussi stupides qu'eux. Même si le plus débile dans l'histoire restait le jeune singe qui ne parvenait toujours pas à écrire le kanji "momo". En voyant Hakkai s'approcher après son essai n°3, Gokû le regarda, et annonça :


- Hakkai, c'est quoi une secte, ça se mange ?

Parmis tous les enseignements qu'il avait apprit depuis sa sortie de "cellule" qui a duré 500 ans, Gokû n'avait pas apprit ce qu'était une secte. Et quand quelque chose lui paraissait inconnu, il ne pouvait s'empêcher de tout ramener à la nourriture, dans l'éternel goinfre qu'il était. Mais, sûrement que s'il savait ce qu'était une secte, il imaginerait Gojyo avec des habits bizarres, entrain de prier on ne sait qui pour on ne sait quelle raison avec des étranges paroles, et franchement, il ne pourrait certainement pas s'empêcher de rire à cette idée là. C'était encore plus drôle que le kappa la tête dans une bouteille.

Enfin, pour l'instant Gokû pensait juste qu'une secte c'était à manger, sans même réfléchir au fait que Gojyo n'était pas comme lui et ne serait certainement pas capable de faire des trucs de bouffe, mais plutôt d'alcool de jeu et de femmes. Mais, lorsqu'on s'appelle Son Gokû, et qu'on est capable de vouloir manger le soleil, on ne peut avoir que des idées aussi stupides que le fait qu'une secte ça se mange.


[HJ : Buhuhuhu T.T Mon post est tout petit T.T]
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Ven 8 Jan - 12:54

Sanzô se demandait parfois, non souvent, qu’est ce qu’il avait pu faire pour mériter une malédiction comme Hakkai, Gojyo et Gokû.
Bon pour le singe il l’avait bien cherché, quelle idée de le sortir de sa prison au lieu de lui mettre des coups et de s’en aller. Mais pour les deux autres ?

Bref, quels étaient les nouvelles dans le journal ? Pas possible de savoir, alors qu’Hakkai se retourne vers Gokû, il ne se dirige pas vers lui. Il fait son annonce, avec un ton paisible, comme si de rien, qui fit grincer des dents à Sanzô.


- Je ne m'inquièterai sans doute pas en temps normal, Sanzô, mais...

*C’est ce qu’on dit*

- Il y a des rumeurs qui circulent sur une secte de Yôkaïs qui se sont donnés pour vocation de purifier leur race et s'en prennent aux enfants tabous ou à ceux qui ne sont pas nés Yôkaïs. Surtout que Gojyô est plutôt... voyant.


*Plutôt voyant, c’est le moins qu’on puisse dire*

Sauf que le problème devenait plus sérieux là. Au grand damne de Sanzô, il sentait que sa tranquillité trop courte prenait déjà fin. Pourquoi est-ce que les Yokais s’amusaient soudainement à imiter les humains en créant des sectes ? Franchement, est-ce qu’une association de moines chauves bouddhistes ne suffisaient pas ? Fallait maintenant que ses idiots de Yokais inventent des débilités du même genre. Purifier leur race ? C’était quoi ce bordel ? Ils n’avaient qu’à prendre des douches plus souvent s’ils voulaient se purifier.
Mais non à la place il fallait qu’ils sacrifient des enfants tabous.


*Ne pas s’en occuper, Gojyo est assez grand pour se défendre tout seul*

Voilà, suffisait de ne pas y prêter attention, et de lire ce journal qui était de moins en moins intéressants au fil des secondes. Et puis cette andouille de Gokû qui demandait si une secte ça se mangeait. Pourquoi fallait-il que ce singe ramène tout à la bouffe ? Quoi que ça pourrait presque être drôle de le lâcher dans une secte de Yokais et de le laisser les bouffer…

*Non mais à quoi je pense moi ? Oublions cette secte*

Et puis Sanzô avait besoin de se défouler. En plus s’il ne se levait pas pour un tant soit peu s’intéresser à la situation de Gojyo, Hakkai ne lui pardonnerait pas et serait sûrement encore plus moralisateur que d’habitude.


*Bon… j’imagine que j’ai pas le choix*

Le faux moine replia son journal et le posa sur sa chaise. Une fois près de Gokû il lui donna un coup pour la forme.

- Crétin, non une secte ne se mange pas !!

Puis il ralluma une cigarette.

*Depuis que je les connais je fume encore plus qu’avant, et mon paquet est presque vide*

- Bon et si on allait voir dans quel caniveau se repose Gojyo ? Puis faut que j'aille acheter un paquet de clope.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Ven 8 Jan - 14:55

- Hakkai, c'est quoi une secte, ça se mange ?

Le jeune homme s'étouffa à moitié pour ne pas exploser de rire. Il avait beau être inquiet, lorsque Gokû sortait aussi naturellement quelque chose d'aussi absurde... Et puis, il imaginait la tête consternée du bonze juste derrière, qui devait se demander comment il avait hérité du trio infernal constitué d'un singe perpétuellement concentré sur son estomac, d'un kappa pervers, débauché et accro au jeu et d'un type qui se préoccupait toujours plus des autres que de lui-même, soit l'inverse exact du caractère de Sanzô. D'un autre côté, il avait sorti le premier d'une prison où il moisissait depuis cinq cent ans, plaidé pour le troisième, lui évitant ainsi de longues années derrière les verrous, et pour ce qui était du second, il fermait les yeux sur toutes les conneries qu'il pouvait faire, ce qui était déjà énorme. Donc, il l'avait choisi. Plus d'autre choix qu'assumer... Le jeune homme compatit sincèrement au tragique destin du bonze.

En attendant, Hakkaï avait laissé à Sanzô juste assez d'informations pour que le bonze les tourne et les retourne dans son crâne de blondin jusqu'à ce qu'il ait besoin de se défouler, ce qui ne manqua pas d'arriver : le moine se leva, alla droit à eux, colla un coup de baffeur au singe rien que pour la forme.


- Crétin, non une secte ne se mange pas !!

Et Hakkaï lui en fut reconnaissant, car il aurait eu beaucoup de peine à expliquer à Gokû ce qu'était une secte. Les explications de Sanzô étaient beaucoup plus simples : elles se basaient sur "oui/non/crève". Quelquefois, le jeune professeur se disait que le singe comprendrait mieux ses cours ainsi formulés. Mais déjà qu'il n'en retenait pas grand-chose... S'il faisait ça, Gokû ne saurait jamais écrire que oui, non et crève. Quoique dans le cas de Hakkaï, ce dernier mot n'aurait probablement même pas eu sa place.

Le jeune homme entrevit, de son oeil artificiel, le bonze qui s'allumait une nouvelle cigarette.


*Ses poumons doivent avoir approximativement la gueule d'une autoroute...*

Mais en le voyant examiner son paquet d'un oeil critique et énervé (enfin, pas plus énervé que d'habitude, mais un Sanzô pas énervé, c'est un Sanzô malade, ou qui dort... Et encore.) il sut immédiatement ce qu'allait dire le bonze.


- Bon et si on allait voir dans quel caniveau se repose Gojyo ? Puis faut que j'aille acheter un paquet de clope.

Hakkaï sourit. Il avait obtenu ce qu'il voulait de Sanzô. C'était à croire que le bonze ne savait pas lui résister... En fait, aucun de ses trois amis ne lui résistait jamais bien longtemps : il suffisait d'un peu de psychologie, et surtout, surtout, de ne jamais leur dire quoi faire. Ils trouvaient très bien tout seuls. Sauf pour Gokû, qui passerait volontiers sa vie à manger tout, n'importe quoi et le reste.

Le jeune homme se pencha donc, sourit en voyant les "magnifiques" tentatives de kanji du ouistiti, ramassa consciencieusement le matériel qu'il avait sorti et le rangea soigneusement, en mettant à part le modèle et les dessins de Gokû. Lorsqu'il s'agissait de nourriture, le singe était si acharné qu'avec un peu de chance, et si d'ici là tout se passait bien, son professeur trouverait peut-être un kanji correct qui l'attendrait au prochain cours.

Puis il rejoignit en souriant les deux autres, qui atteignaient déjà la porte.


- Et où irons-nous après être passés chez le buraliste ?
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Ven 8 Jan - 23:33

Pour Gokû, tout ce qui faisait partie de l'inconnu était comestible. Alors une secte, vu le nom que ça portait, ça devait peut-être être bon. Enfin, voyant que Hakkai ne répondait pas, le jeune singe ne remarqua pas Sanzô s'approcher de lui pour lui coller un coup de baffeur, juste parce qu'il pensait que manger une secte ça serait très bon, c'était injuste ! Si une secte ce n'était pas à manger, alors qu'est ce que c'était ? Et puis pourquoi on ne lui expliquait pas au lieu de lui donner un coup ? Il n'avait rien fait cette fois ci, juste poser une question innocemment, mais bon, sûrement que penser à la bouffe avait très certainement irrité le faux moine qui en avait un peu beaucoup marre que ce crétin de ouistiti ne pense qu'à manger, manger et encore manger, enfin ce que le blondinet ignorait, c'est que parfois le macaque ne pensait pas qu'à manger, mais aussi à Sanzô. Et sûrement qu'entre "j'ai faim" et "Sanzô", les deux seraient ex-æquo. D'ailleurs, on le voit quand Gokû s'exclame : "Sanzô, j'ai faim.".

Enfin, en se frottant la tête, le singe regarda le bonze se rallumant une cigarette. Ah, qu'est ce qu'il n'aimait pas cette odeur qu'il avait fini par supporter, quand il mangeait. Lui qui aimait tant l'odeur de la nourriture, si bonne, si différente à chaque fois, qui lui donnait l'eau à la bouche et faisait gargouiller son ventre, voilà que celle ci était gâchée par une simple petite fumée sortant d'un simple...Bout de papier ? Gokû ignorait de quoi était composé une cigarette, mais qu'est ce que ça puait ! Puis, Sanzô annonça qu'on allait aller voir dans quel caniveau reposait Gojyo.

*Un caniveau ? Un cani..Veau ? Ça se mange ?*

Voilà quel était la pensée du pauvre Gokû tellement pas doué qu'il ne savait même pas - ou plus vu sa mémoire de poisson - ce qu'était un caniveau. Mais le ouistiti était comme ça, quand il ne retenait pas quelque chose, il rapportait tout à la bouffe. Valait mieux ne pas dire ses pensées à voix haute, on ne sait jamais un coup de baffeur est si vite arrivé et son crâne n'a toujours pas reposer depuis le précédent coup. Enfin, pendant que Hakkai rangeait le matériel, Gokû tout content de pouvoir partir en balade, histoire de bastonner un petit peu les crétins de yokais qui mangeaient la setce ou la secte, il ne savait déjà plus, avec sa force et sa malignité du petit singe qu'il était - ou pas -. Après avoir fait "manger, manger, sanzo" voici qu'arrive le moment de jouer.
Youpi youpi ha !

Hakkai demanda finalement où est ce qu'ils iraient après le buraliste, hum...Dans un restaurant ? Enfin, ce fut la première pensée qu'eut Gokû qui sur le coup avait totalement oublié qu'il fallait ramener Gojyo et pas remplir son estomac tout à fait impossible à remplir. Si Gokû n’avait plus faim, c’est qu’il était soit malade, soit empoisonné, soit il déprimait. Et pour le coup, le singe qui venait il y a quelques minutes de manger des pêches avait encore faim. C’était désespérant, oui. Mais que voulez vous, on finit par s’y habituer… Ou par développer une certaine patience et un certain caractère. Ou bien on finit par trouver une solution afin qu’un ouistiti comme lui arrête de se plaindre, comme avoir un baffeur à portée de main par exemple.

En tout cas, ce qui était sûr, c’est que la leçon de kanji, et plus particulièrement du kanji de la pêche que Gokû réussirait sûrement un jour, avant qu’il ne pleuve des baleines bleues, et, à la question de Hakkai, le débile de singe répondit tout de même :


- Là où il y a des filles et des jeux ? Ou aller manger la sekete ?

Connaissant tout de même un peu Gojyo qu’il ne cessait d’appeler le kappa pervers, Gokû c’était ainsi retenu de répondre la bêtise qu’il avait pensé, sur le restaurant. Et, en pensant à ça, il espérait que le kappa n’était pas bien loin, car il avait vraiment faim. Aussi, sa manière de prononcer le mot secte, était tout à fait original et normal chez lui, vu comment sa mémoire de poisson rouge retenait difficilement les choses. Et, vu que le singe malgré le coup de baffeur qu’il c’était reçu n’avait toujours pas comprit qu’une secte ça ne se mangeait pas, il comptait tout de même déjà la manger.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Sam 9 Jan - 1:16

Hakkai semblait satisfait. Et c’était énervant. Sanzô avait l’impression de s’être fait manipuler, mais s’il se rasseyait et changeait d’avis maintenant il passerait pour un idiot – pas autant que Gokû, certes, mais quand même. Tant pis, il se vengerait. Il ne savait pas encore comment, mais il trouverait bien un moyen, genre tirer dans le pied de Gojyo ou entre ses deux yeux s’ils le retrouvaient.

Pendant qu’Hakkai préparait ses affaires, que Gokû pensait à manger et à jouer, Sanzô tirait sur sa cigarette. Dépendant du tabac et de son flingue, indétachable de son Harisen et de son Sûtra, et finalement même collé à ses andouilles – en même temps c’était sa faute, quelle idée de les protéger, au lieu de les butter.


- Et où irons-nous après être passés chez le buraliste ?

Sanzô cracha sa fumée, réfléchissant à un endroit bien pervers où Gojyo devait sûrement à tous les coups trainés. Il n’eut encore une fois pas le temps de donner de réponse, le singe fut plus rapide que lui. Malheureusement, parce qu’une fois de plus c’était pour dire une connerie.

- Là où il y a des filles et des jeux ?

Jusque là ça allait, c’était à peu près réfléchis, puis surtout très vrai.

- Ou aller manger la sekete ?

C’est là que la moutarde monta au nez de Sanzô une nouvelle fois. Y avait-il autre chose que la bouffe dans la tête de ce con de singe ? Du coup la balle partit toute seule, frôlant la joue de Gokû et finissant dans le mur en face.

*Qu’est ce que ça fait du bien de se défouler*

- C’est secte, babouin débile, et ça ne se mange pas !

Il rangea son flingue après sa leçon de vie, il aurait fait un très bon professeur pour Gokû c’était certain, mais le singe n’aurait sûrement pas vécu longtemps. Il tira encore une latte à sa cigarette:

- Bon n’empêche que le singe crétin a dit un truc vrai, on doit aller là où il y a des filles et des jeux. Si on ne le trouve pas là bas, alors on essaiera pour la secte de Yokais.

Voilà, le grand moine dépravé avait parlé.

- Alors on va commencer par les cabarets et ce genre de trucs. Hakkai c’est toi qui vit avec lui, tu dois bien connaître les endroits que ton petit protégé fréquente habituellement, c’est là qu’on ira.

Même si ça ne ravissait pas franchement Sanzô de devoir suivre les traces d’un Gojyo, persuadé qu’ils allaient tomber dans les pires endroits possibles, où régnaient la perversion et la dépravation à leur plus haut point. Il jeta un regard sur Gokû un instant, qu’est ce que ça allait donner de laisser un singe fréquenter ce genre d’endroit...

*Je sens que je ne vais pas aimer*

- Mais d’abord ! Mon paquet de clope.

Et sur ces mots il quitta son bureau, certain que les autres le suivraient.
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MessageSujet: Re: Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer   Sam 9 Jan - 17:01

- Là où il y a des filles et des jeux ?

Hakkaï admira la performance de Gokû : il avait dit quelque chose d'intelligent. Malheureusement, le singe ne referma pas la bouche à ce moment-là.

- Ou aller manger la sekete ?

*Tu n'aurais pas dû finir cette phrase, Gokû...*

Un coup de feu et une gueulante plus tard, Sanzô tirait une nouvelle latte de sa cigarette.

*A ce rythme, on ferait bien de prendre une cartouche complète, et pas un seul paquet...*

- Bon n’empêche que le singe crétin a dit un truc vrai, on doit aller là où il y a des filles et des jeux. Si on ne le trouve pas là bas, alors on essaiera pour la secte de Yokais.

*Certes, jusque là, ça va...*

- Alors on va commencer par les cabarets et ce genre de trucs. Hakkai c’est toi qui vit avec lui, tu dois bien connaître les endroits que ton petit protégé fréquente habituellement, c’est là qu’on ira.

De prime abord, ça paraissait logique... Seulement, ça se compliquait sérieusement dans la mesure où Hakkaï n'avait pas la moindre idée des lieux plus ou moins bien famés que Gojyô fréquentait, à l'exception notoire du bar où il avait l'habitude de jouer plumer des gens pour se faire de l'argent, et où il l'avait traîné une fois pour tester jusqu'où allait la chance insolente du jeune homme aux yeux verts. Et où il était déjà allé se renseigner, pour s'entendre répondre par son fan-club de jolies filles qu'elles ne l'avaient pas vu depuis une semaine et demie non plus.

Donc, n'ayant aucune piste, ils n'auraient pas d'autre choix que de visiter tous les cabarets, bordels et autres maisons closes de la ville. Hakkaï eut un frisson en les imaginant tous trois dans un endroit de ce genre. Non, vraiment, très peu pour lui... Il détestait Gojyô dans ces moments-là, parce qu'il ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour lui, en conséquence de quoi il faisait des choses qu'il ne souhaitait pas. Bref. Il n'était pas temps de penser, mais d'agir. Enfin, autant que faire se pouvait. Et c'était aussi l'avis de Sanzô.

- Mais d’abord ! Mon paquet de clope.


Ce disant le bonze sortit de son bureau et les deux autres lui emboîtèrent le pas. Les clopes, c'était une urgence. Gojyô, on verrait après.

Ils sortirent du temple de Chôhan sous la pression du regard d'une série de moines chauves tantôt circonspects, tantôt agacés, tantôt franchement hostiles à l'idée que l'une des éminences du Bouddhisme se promenât dans un temple en fumant cigarette sur cigarette sans chercher à se cacher, suivit d'un singe voleur de pêches sacrées à qui la religion n'évoquait que le désert d'une cuisine sans viande et d'un type qui avait massacré plus de mille monstres et couché avec sa propre sœur. Pire encore, le bonze paraissait porter plus d'intérêt à ces deux-là, et au troisième drille heureusement absent, qu'aux moines qui vivaient dévotement dans le temple.

Hakkaï soupira d'aise en franchissant le seuil de Chôhan. Il n'aimait pas qu'on le regarde, ça le rendait très nerveux. Surtout quant il s'agissait de moines qui n'avaient vu de la vie que le pêcher sacré et les jardins rangés d'un temple. Le soleil lui réchauffait le visage, faisait briller les yeux de Gokû et les cheveux d'or de Sanzô. Il aurait aimé que Gojyô soit là, et qu'ils aillent tous quatre dans un endroit agréable pour y passer l'après-midi entre un certain nombre de bouteilles de saké et de paquets de donuts pour le singe. Mais Gojyô n'était pas là, ce crétin, et il allait falloir le chercher avant qu'il ne lui arrive quelque chose de grave.


- Quant on l'aura retrouvé, je vous ferai un yakisoba.
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Avant l'ouest 2, parce qu'on voulait jouer

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